Le Vénéon - Vallon de la Lavey - Les Piés de l'Olan - Le Vénéon - Vallon de la Lavey - Écrins - France

Le Vénéon - Vallon de la Lavey - Les Piés de l'Olan

Le Vénéon - Vallon de la Lavey - Écrins - France

Information
Min / max altitude1417m / 2300m
Duration2 days
Main facingNE
Route typereturn_same_way
GearUn bon jeu de broches, relais sur broches. Pas besoin de friends ou autres. Du courage pour l'approche.
Source

Le vallon de la Lavey est connu pour pleins de raisons, notamment pour la Tête des Fétoules. Nous y sommes allés chercher de la glace. Nous savions qu’il y a quelques lignes. Cependant assez peu d’infos sont disponibles concernant cette activité dans ce secteur. Il y a pas mal de possibilités. Plusieurs lignes de 50 m à 300 m juste avant le refuge de la Lavey ainsi que d’autres juste après. En cherchant bien, il y a des ébauches de topo sur C2C.

Ce topo ci concerne les lignes qui sont au fin fond de la vallée, autant vous dire que c’est loin.

Approche

Du Clot ou de Champhorent, monter jusqu’au refuge de la Lavey. Continuer en direction de la Brèche de l’Olan. Les cascades sont vers 2150 m, évidentes. Elles sont sur le point indiqué “Les Piés de l’Olan” sur la carte IGN 3336ET. C’est assez loin du refuge, il y a une belle zone de bivouac sous une petite barre rocheuse à droite juste avant les cascades, possibilité de mettre un hamac ou deux avec des pitons pour plus de confort. Il est conseillé d’y aller au moins pour deux jours. Vu la longueur de l’approche et le manque de hauteur des lignes, cela fait beaucoup de marche pour peu de grimpe si vous y allez à la journée. Compter 4h à pied avec un sentier sec depuis la voiture. Attention aux avalanches sur l’approche en hiver.

Voies

Les lignes étant courtes, on fait un seul topo avec tout le secteur. Les lignes semblent à l’abri des avalanches. Au-dessus, il y a le glacier des Sellettes, bien plat. Il y en a pour tous les goûts, du 3 au 6. Par contre c’est assez court, entre 2 et 4 longueurs.

  • Les lignes de gauche (1 sur la photo) peuvent être faites à la suite de celles de droite, rallongeant un peu la grimpe et donc l’intérêt du secteur.
  • Les lignes du bas font deux longueurs. Généralement la première est la plus dure.

Aucun équipement en place. p De gauche à droite (voir photo) :

  1. La difficulté des lignes de gauche oscille entre le 3 et le 4. Il est possible de mixer les lignes dans tous les sens, les plus sympas sont celles qu’on ne voit pas trop du bas, bien encaissées dans le rocher. Du fait des nombreux ressaut, il est plus facile de faire des longueurs de 30 à 40 m. Aucun relais en place. Les relais sont cependant faciles à faire et très conforts du fait des ressauts.
  2. La nuit des Sangliers, 5, 120 m. Le premier mur est bien raide et soutenu, magnifique. Faire relais au pied de la longueur suivante, bien à droite pour être protégés de chutes de glace. La deuxième longueur est bien plus simple, tout droit ou à droite, c’est la même chose. La troisième longueur offre deux possibilités.
    • a : à gauche, un ressaut raide mais court en 4.
    • b : un placage un peu plus long et plus soutenu, 4+.
  3. Anti-capitalistes, 4+, 120 m. Un premier petit cigare qui fait la cotation de cette ligne. Il peut être éviter en passant à pied par la gauche, la ligne devient alors 3+. La deuxième (ou première) longueur fait une grosse trentaine de mètres. Ne pas faire le relais sur le premier replat, monter un peu plus haut à droite sur une petite vire. Vous serez à l’abri des chutes de glace de la dernière longueur.
  4. Ligne encore vierge, 120 m. Pas en condition lors de notre passage. Le cigare s’était formé, mais on l’a retrouvé au sol en morceaux. Le cigare constitue la première longueur, il doit faire un peu plus de 50 m, sans doute un beau 6 quand c’est formé. La deuxième ne présente pas de difficulté, sans doute dans le 3+.
  5. Ligne encore vierge, 120 m, 4+. Deux longueurs, ça paraît être la ligne la plus homogène du secteur.
  6. Ligne encore vierge, 120 m, peut-être 150 m, 4 ?

Les lignes 2 à 6 finissent sur un gros replat. Il est possible de partir à gauche (SE) pour rejoindre les lignes de gauche. Cela permet de faire des voies plus longues et plus intéressantes.

Descente

Il est possible pour toutes les lignes de descendre en rappel avec des abalakovs. Pour les lignes de gauche, il est possible de redescendre à pied. Pour cela, continuer un peu sur le glacier des Sellettes, puis se diriger NNW comme pour rejoindre le chemin de la Brèche de l’Olan. De là, soit prendre ce sentier, soit descendre par des vires faciles en suivant la végétation. Bien repérer par où passer depuis le bas pour cette deuxième option. Si vous ne vous trompez pas, vous revenez direct au bivouac. Pour les lignes du bas, soit descente en 2 rappels soit rejoindre le pied des voies de gauche et redescendre à pied.

Et pour le retour à la voiture, bon courage, c’est long, bien plus que la montée…

C’est un secteur très éloigné de la civilisation. Pas de réseau, très peu fréquenté. Un secteur au calme, peuplé par les chamois, tétras et autres animaux. Attention à ne pas laisser de nourriture au bivouac. Compte tenu de l’approche très longue, il est vivement conseillé d’y passer plusieurs jours. Le cadre est magnifique. Les cascades ne voient pas le soleil, du moins pas en décembre. Elles sont en condition tôt dans la saison. C’est une bonne alternative pour éviter la foule des vallons du diable. Tous les niveaux sont présents. Les connections possibles sont nombreuses. Lors des bonnes années, il y a même quelques lignes qui ont l’air de former un peu plus à gauche, peut-être même quelques goulottes.

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