Aiguille de Bionnassay - Arête S - Aiguille de Bionnassay - Mont-Blanc - France
Aiguille de Bionnassay - Arête S

Aiguille de Bionnassay - Arête S

Aiguille de Bionnassay - Mont-Blanc - France

Information
Min / max altitude3369m / 4052m
Duration2 days
Main facingS
Route typereturn_same_way
Gear- Quelques friends et coinceurs. - Corde de 30 m OK si l'on désescalade, 50 m pour les rappels. - 2-3 broches si l'arête qui mène au Dôme du Goûter est en glace.
Glacier gear required
Source

1er jour # - montée en refuge (Plan Glacier ou directement Durier)

Le long accès à l’un ou l’autre de ces 2 refuges, entre 4 et 5 heures, constitue le 1er jour, quoique les alpinistes les plus aguerris peuvent enchaîner l’approche du premier jour avec l’ascension du sommet principal des Dômes de Miage au passage (par la Face N ou l’arête de Mettrier), pour finir au refuge Durier.

2e jour # - sommet de Bionnassay par l’arête S

Depuis le refuge Durier, partir sur l’Aiguille de Bionnassay. Suivre l’arête de l’Aiguille de Bionnassay ; par manque de neige, attention aux cailloux instables, rester groupé ! Suivant la saison ou l’humeur, remonter les pentes de neige ou suivre la sente/cairns jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que de la neige. Tourner sur la gauche et suivre une arête qui peut être effilée. Celle-ci est entrecoupée par quelques passages rocheux faciles (lames de rocher).

Puis, à la fin de cette arête neigeuse, arriver au pied du bastion rocheux. Il ne faut pas aller vers la droite dans un dièdre en III comme indiqué dans certains topos, mais il faut monter droit en face dans la neige pour rejoindre une anfractuosité rocheuse qui s’escalade facilement. Ensuite on suit une petite arête et, alors que la logique pousserait à continuer tout droit, on poursuit l’escalade en passant à gauche pour aller de l’autre côté du fil de l’arête (III malcommode, mais très court). Guetter les griffures de crampons sur le rocher. Ambiance, tout se passe de nuit, il faut avoir une bonne frontale.

Ensuite on chemine au mieux en suivant grosso-modo le fil de l’arête. À un moment donné, on passe par un relais chaîné, celui-là même qui permet de descendre en rappel dans le dièdre si l’on doit revenir en arrière. Après la fin du rocher, gagner le sommet de l’Aiguille de Bionnassay par une raide traversée ascendante vers la droite.

  • De là, on peut poursuivre sur le Dôme du Goûter, et Mont Blanc :

Du sommet de Bionnassay, descendre l’arête neigeuse qui mène au Col de Bionnassay par le versant italien afin d’éviter les énormes corniches surplombant la face N. Très dangereux s’il y a du vent. Prévoir qu’il peut y avoir de la glace. C’est la partie difficile et gazeuse concernant la neige.

Après le col de Bionnassay, remonter au Piton des Italiens vite en glace grise et corniché. Si c’est sec, remonter des sentes de petits cailloux sur la fin. On rejoint la voie normale italienne par les Aiguilles Grises (via del Papa) au Piton des Italiens (3h). Remonter l’arête neigeuse en direction du Dôme du Goûter. Du Col du Dôme, gagner le sommet du Mont Blanc par l’arête des Bosses (2h).

Descente

  • Par le Goûter : plus facile pour revenir au départ.
  • Par les 3 Monts : Mur de la Côte, Col du Mont Maudit (rappel équipé pour passer la rimaye), Épaule du Mont Blanc du Tacul, Col du Midi : cela continue la traversée jusqu’à l’Aiguille du Midi.

Course se déroulant en haute altitude si l’on sort au Mont Blanc : une bonne acclimatation devient essentielle. Passer une nuit au refuge Durier facilite les choses.

L’escalade de l’arête S de l’Aiguille de Bionnassay et la jonction avec le Dôme du Goûter par sa célèbre arête E concentrent toutes les difficultés de la traversée. Il faut être à l’aise avec l’assurance dynamique en rocher et en arête de neige/glace très effilée.

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