Champaquí - depuis Los Molles par El Hueco - Cerro Negro (de las cumbres de Achala) - Pampean ranges - Argentina
Information
Length11730m
Min / max altitude900m / 2752m
Duration1 day
Main facingW
Route typereturn_same_way
GearAucun matériel spécifique.
Source

Par cet itinéraire, on atteint d’abord la crête des Cumbres de Achala avant de rejoindre le sommet lui-même. On peut donc utiliser cet itinéraire pour atteindre d’autres sommet de la crête comme le Cerro Negro] par exemple.

L’itinéraire peut être divisé en 4 sections. La première mène du village de Los Molles au départ du sentier proprement dit par une piste plus ou moins carrossable (pas de transport public cependant). La seconde section correspond à la remontée du vallon (la quebrada) le long du torrent. Le cheminement est difficile et le sentier souvent mal marqué. La troisième section relie la fin du vallon à la crête des Cumbres de Achala. La quatrième section est celle qui vous emmène au sommet du Champaquí depuis la crête.

Première section: Du village au départ du sentier proprement dit (6 km, d+ = 450 m).

Dans le village de Los Molles (900 m), prendre la route qui mène au quartier de la represa. La piste fait un virage à gauche (vers le N) et traverse le torrent. 100 m plus loin, prendre à gauche (E), en direction des montagnes, une piste carrossable en pente douce. On suit cette piste pendant à peu près 2,5 km jusqu’à atteindre une intersection. Un panneau annonçant la vente de boissons fraîches sur la piste de gauche pourrait vous tenter, mais il faut prendre à droite. 500 m plus loin, vous arrivez à une intersection avec un chemin qui descend à gauche vers une maison. Ne pas y aller et continuer sur la piste principale jusqu’à un portail rouge. Approximativement 1 km plus loin, vous traverser le torrent pour vous retrouver sur sa rive gauche (au sens orographique). Juste après le torrent, un portail bleu ferme la piste. Continuer le long de la piste qui devient parfois mal tracée, notamment au niveau d’une zone plane et herbeuse. Veiller à ne pas prendre à gauche vers la rivière (panneau « Puesto Paraiso »). Au bout d’environ 2 km, vous arriverez à un portail orange. On voit de l’autre côté du torrent, dans les peuplier une maison au toit conique (fait de pare-brise de voitures). Le sentier commence 10 m après le portail, sur la droite (E) vers 1350 m d’altitude.

Deuxième section: La remontée de la quebrada (3 km, d+ = 500 m).

Le sentier monte à flanc dans une broussaille épineuse, vers l’E sur 500 m, avant de rejoindre la rive du torrent qu’on longe (rive gauche) pendant 500 m avant de le traverser. De l’autre côté, il faut remonter le talus pour atteindre une zone plane et herbeuse (attention au taureau !). Suivre le sentier qui pénètre dans la forêt puis remonte à flanc au-dessus de la rivière avant de la rejoindre et de pénétrer de nouveau dans la forêt (approximativement 1 km plus loin, à approx. 1650 m). C’est à partir d’ici que le sentier devient le plus difficile à suivre. Il traverse le torrent plusieurs fois, et ce sont ces traversées qu’il ne faut pas rater sous peine d’errer longtemps entre blocs, arbres et fourrés impénétrables. Bien veiller à repérer le chemin pour le retour.

Continuer rive droite. Repérer un peuplier qui marque la confluence du torrent avec un autre torrent venant du SE. L’itinéraire ne remonte pas cet autre vallon, même s’il semble se diriger plus directement au pied du sommet. Après approximativement 300 m et au niveau d’un gros bloc lisse sur votre droite, prendre à droite (SE) sous les arbres pour traverser le torrent (attention aux cairns qui semblent parfois indiquer qu’il faut continuer tout droit). Traverser le torrent et suivre le sentier qui remonte le raide talus herbeux qui fait face, rive gauche. On rejoint alors un sentier en balcon (toujours hors de la forêt) qu’il faut prendre à gauche (vers l’E) et continuer jusqu’à rejoindre de nouveau le torrent. Remonter le torrent sur 50 m (sections avec de gros blocs) puis le traverser. Ne pas remonter le petit vallon herbeux à droite là où on ne peut plus remonter le torrent. Longer la rive droite pendant encore 150 m avant de traverser de nouveau le torrent. Le sentier passe ensuite par une section non boisée (fougères) avant de rejoindre la forêt en remontant rive gauche un petit vallon où court un affluent du torrent principal qu’on suit depuis le début de l’itinéraire. A environs 150 m, on atteint une zone plane proche du cours d’eau et visiblement utilisée pour camper. On y voit une petite grotte idéale pour s’abriter. Traverser le cours d’eau et remonter la pente en face. Le sentier devient franchement raide. On sort de la forêt vers 1850 m.

Troisième section: Atteindre la crête des Cumbres de Achala (d+ = 800 m).

Le sentier quitte la forêt et passe à flanc deux petits vallons herbeux, en direction générale N. Attention, l’herbe est haute et le sentier étroit : On ne le voit pas si on n’est pas dessus ! Bien repérer l’itinéraire pour la descente. On atteint alors un replat herbeux parsemé de gros blocs. Suivre le sentier qui devient une sente jusqu’à un bosquet qui surplombe des gorges au pied du Cerro Negro (dont le sommet est bien découpé la crête de Cumbres de Achala). Avant de rentrer dans le bosquet, bien repérer les quatre pins qui poussent sur la grande pente qui vous fait face (E). Le pin est une espèce exotique en Argentine et il n’y en a pas d’autre. Le sentier passe par ces pins, et ce sont donc eux qu’il faut viser si vous perdez trace du sentier. Traverser 50 m de bosquet avant d’atteindre une grande clairière. Au retour, si vous perdez le sentier, c’est cette clairière, bien visible d’en haut qu’il vous faudra viser pour le retrouver. La clairière est parfaite pour camper et les pêcheurs ont tracé de nombreux sentiers (piégeurs) vers le torrent. C’est ce secteur, “el Hueco”, qui donne son nom à l’itinéraire. Traverser la clairière et remonter le petit talus (1 m) qui en marque la limite E. Sur le talus, prendre S une sente mal marquée qui traverse le bosquet avant de ressortir dans la pente herbeuse qui domine à l’E. Suivre la sente jusqu’aux pins. On peut aussi atteindre les pins sans passer par la clairière en passant hors sentier, notamment directement au SW des pins. L’important c’est d’atteindre les pins (à approximativement 2050 m).

À partir des pins, trouver le sentier (mal tracé) qui monte vers le SE, en direction d’un grand triangle rocheux inversé (base horizontale du triangle vers le haut, pointe vers le bas). La pente est raide, mais le sentier est relativement facile à suivre. On atteint la base du triangle rocheux (approximativement 2550 m) et l’itinéraire passe à sa droite, le contournant par le S. On remonte le vallon au S du triangle rocheux jusqu’à atteindre la crête (approximativement 2650 m). Celle-ci est relativement plane (100 – 200 m de large, pente douce côté E). En cas de brouillard il peut être difficile de s’orienter : bien veiller à repérer le chemin de descente vers la quebrada et les pins.

Quatrième section: Le sommet (1 km, d+ = 100 m).

Du point auquel on arrive au bout de la troisième section, on voit le sommet du Champaquí grâce à ses antennes. Pour l’atteindre il faut descendre côté E de la crête jusqu’à un col dont les nombreuses pierres de quartz blanches sont caractéristiques. De là, remonter en direction SSW vers le sommet. On atteint une nouvelle plateforme (idéale pour camper) vers 2700 m. Il faut ensuite trouver un itinéraire pour monter sur la plateforme rocheuse qu’est le sommet (du granite érodé et bien arrondi). Il y a des passages faciles côté W du sommet. Attention, tous exigent d’avoir le pied sur et peuvent être traître s’ils sont humides. Une fois au sommet : surprise, au centre de la plateforme se trouve un lac!

Non seulement c’est long, très long… avec plus de 10 km d’horizontal et 1800 m de dénivelé, mais en plus c’est facile de se perdre. La deuxième section où on remonte la quebrada est particulièrement piégeuse et une bonne expérience des expéditions “sanglier” en forêt sera sûrement utile. Au-delà, le sentier devient parfois une sente et l’aisance dans le terrain chamois est sûrement un plus. Attention à ne pas sous-estimer la descente qui n’est pas beaucoup plus rapide que la montée.

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