Iztaccíhuatl - Épaulement W - Iztaccíhuatl - Mexico
Iztaccíhuatl - Épaulement W

Iztaccíhuatl - Épaulement W

Iztaccíhuatl - Mexico

Information
Min / max altitude3900m / 5230m
Duration1 day
Main facingW
Route typeloop
Gear- Crampons et piolet.
Glacier gear required
Source

L’Iztaccíhuatl ressemble avec un rien d’imagination à la figure d’une femme allongée sur le dos, tête (4950 m) au N et pieds au S. Le parking de la Joya, à 3900 m, est situé au SE des Pieds (4700 m). La voie normale d’ascension contourne les Pieds à la base et monte aux Genoux (5050 et 5150 m), à l’Estomac (5200 m), glacier, puis à la Poitrine (Pecho, 5300 m).

Accès

México- Amecameca- Paso Cortés- La Joya. 100 km.

Montée

De la Joya, s’engager sur un chemin d’abord horizontal puis descendant qui dépose au fond de la petite vallée que le parking surplombe. Aller vers le col à 4100 mètres, ne pas le passer et continuer vers la droite. Remonter au col en face (N), dominé par d’imposantes barres rocheuses. Longer ces barres vers le N jusqu’à un petit ravin qui permet d’accéder au plateau herbeux qui est au-dessus vers 4350 mètres, ou plus loin jusqu’à une très courte barre rocheuse (IVinf sur trois mètres). Du plateau herbeux (torrents), continuer vers le N en s’élevant régulièrement jusqu’au vallon issu du glacier de l’Estomago. Rive gauche de ce vallon, sur la moraine, vers 4600 m, se trouve une cabane de dix places, AYOLOCO 2, propre et peu fréquentée. De l’autre côté du vallon, passer à la base d’une grande barre rocheuse issue des crêtes sommitales. Se trouver sur l’épaulement. Le remonter jusqu’à se trouver au pied d’une barre jaune, la contourner par la gauche ou la droite. C’est plus intéressant à gauche: glace vitreuse et névés. Passer entre un sérac à gauche et le sommet W rocheux à droite pour déboucher sur le plateau glaciaire du sommet.

Descente

Le Pecho est un plateau glaciaire entouré de trois sommets. Personne ne sait lequel est le plus élevé, on a toujours l’impression d’ête plus bas que les deux aurtes sur celui sur lequel on se dresse. Du sommet N possibilité de descendre vers la Cabeza, ce qui nous éloigne. La voie normale emprunte l’arête descendant du sommet S au glacier de l’Estómago. Rocher décomposé mais facile, l’enneigement (glace dure et sculptée) peut parfois rendre deux passages délicats. Mais il n’y a pas de difficulté à proprement parler. Donc descendre cette arête de préférence sur le flanc E. Du glacier de l’Estómago, deux solutions:

  • Descendre ce glacier à l’W et rejoindre l’itinéraire de montée à peu près au niveau de la cabane précitée.

  • Traverser le glacier vers le S. Monter 30 m et descendre sur son flanc E l’arête qui mène aux Rodillas. La petite Rodilla est ornée d’un fatras de métal visible de loin (ancien refuge foudroyé par Odin). De ce débris de refuge, descendre ou par l’arête S vers une grande croix qui signale un petit passage (I-II) d’escalade ou par un couloir d’éboulis sur la droite (SW) . Arriver à un refuge situé à 4870 m un peu en contrebas de l’arête S de la Rodilla. Un chemin ramène à la voiture: il suit l’arête vers le S à 5min du refuge il franchit un col et passe versant E. Au pied des Piés il repasse versant E. Puis autre col et versant S d’une arête qui file vers l’W. On est dans l’Herbe. Dernier col et retour au point de départ.

  • “J’ai parfois l’impression de respirer à l’Iztaccíhuatl un plomb purifié au lieu d’oxygène.” Toute la ville de México est visible depuis le sommet par beau temps. C’est sans doute la fréquence des montées et descentes sur les crêtes qui coupe un peu les jambes. Éviter de marcher trop vite.

  • C’est une montagne magnifique qui évoque un peu Gavarnie, versant S, avec ses longues et imprévisibles barres rocheuses dans tous les sens. Quelques parois vierges, verticales et même surplombantes gisent en face de la Joya pour les esprits curieux et entreprenants.

  • Cet itinéraire n’est intéressant que lorsque l’enneigement descend à 4500 m. Il faut franchir un petit mur de glace de 2 m pour déboucher au sommet.

  • Sur le versant W après-midi, par grand soleil, il arrive que d’étonnants torrents de boue se forment. Quelques pierres dévalent. Beaucoup de pierriers couvrent en fait d’anciens bouts de glaciers.

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