Pic Sans Nom - Combinaison Voie du Souvenir + L'éloge de la fuite - Pic Sans Nom - Écrins - France

Pic Sans Nom - Combinaison Voie du Souvenir + L'éloge de la fuite

Pic Sans Nom - Écrins - France

Information
Min / max altitude1500m / 3913m
Duration1 day
Main facingN
Route typetraverse
Gear- Cordes à double 2×50 m - 1 jeu de friends jusqu'au 3, en doublant du 0,1 au 1. Prendre pas mal de micro-friends. - Un petit jeu de câblés - 3 pitons (lames, uni)
Glacier gear required
Source

Combinaison majeure du Glacier Noir, amenant au sommet d’une pointe mythique par un itinéraire raide et long, avec une deuxième partie presque vierge d’équipement (en espérant que les répétiteurs n’en rajoutent pas de trop, de nombreuses sections se protègent bien), plein gaz et aux difficultés techniques importantes compte tenu de la qualité du rocher et de l’itinéraire emprunté, parcourant la partie la plus raide de la facette NW du Pic Sans Nom.

Itinéraire

Voie du Souvenir

La voie du Souvenir est équipée de nombreux pitons, aussi bien dans les longueurs (surtout les pas durs) qu’au niveau des relais. On trouve souvent au minimum 2 pitons à chaque relai. Par contre, ceux-là sont à tester car certains peu fiables. Donc P2+ pour la voie du souvenir. La descente en rappel est déconseillée. Dans le cas où l’on souhaite descendre en rappel, prévoir de changer toutes les triangulations de chaque relai (cordelettes pourries et mal triangulées).

Attaquer le rognon de la base, formant le névé supérieur, par la gorge à sa droite (3b mouillé, peut être verglacé). Atteindre alors la base du névé supérieur. Le contourner par la droite, monter en direction d’une tourelle marquée. Sur la gauche de cette tourelle, emprunter une rampe coupée par un dièdre raide aux blocs encastrés (4). On arrive dans une zone plus facile en rocher blanc (névé souvent présent, déversoir), moins bon. Monter alors au plus facile en direction du haut de la tour rouge caractéristique, en montant d’abord vers la gauche, puis vers la droite, avant de traverser complètement à gauche, pour arriver au-dessus de la tour rouge. Les principales difficultés commencent ici. Une variante plus grimpante (non décrite) permet d’escalader la tour rouge par le fil pour plus d’homogénéité.

L# | 5c | Laisser le dièdre sur la droite (flanc droit du fil), monter sur le fil et escalader une belle fissure amenant à une terrasse. Relai sur pitons. L# | 6a | Traverser à droite sur une dalle pour aller chercher le dièdre en oblique vers la droite. Le suivre (un pas difficile au milieu) jusqu’à une terrasse inclinée au pied d’une dalle. L# | 6b+ | Traverser la dalle exposée vers la droite, pour aller chercher un premier petit toit (piton visible depuis le relai, discret). De là, monter 2 m, laisser un semblant de dièdre raide tout droit, et effectuer un pas de traversée pas évident à l’horizontale à droite (bitard douteux), pour prendre pied sur une dalle déversée, en amont d’un toit franc. Traverser à l’extrémité droite de cette dalle, et passer l’angle surplombant (pitons, artif possible) pour en sortir à droite. Monter vers la droite et revenir à gauche. Relai à côté d’une belle dalle sur la gauche. L# | 6a | Traverser sur la dalle à gauche, expo (1 piton), pour aller rejoindre le dièdre. Le suivre pour arriver au bord gauche de la grande dalle peu inclinée de la face. L# | 3 | Traversée à l’horizontale à gauche (1 spit présent, bivouac original). Relai au pied d’une cheminée. L# | 5c | Suivre cette cheminée évidente. L# | 5b | Continuer dans la cheminée, passer au plus facile et sortir dans une zone plus facile, une large vire sous le bitard sommital. L# | 5c | S’engager dans le dièdre fissuré à gauche du bitard formant le dernier ressaut de la voie. Relai au premier 1/3, sur un gros becquet sanglé. L# | 6a | Suivre le beau dièdre pouvant être mouillé (un pas dur au milieu) et sortir à gauche.

On arrive sur une zone facile de ressauts faciles et d’éboulis pourris, marquant la liaison entre les deux voies.

Liaison

De la fin de la Voie du Souvenir, on distingue bien la face raide de l’arête NW, et on devine la face de L’éloge de la fuite. La liaison suit une rampe oblique moins marquée au début que les 2 dièdres raides au-dessus, mais ramenant, par une traversée en 4 peu protégeable, dans l’axe de l’extrémité gauche de la vire. De là, une longueur verticale permet de rejoindre celle-ci.

L# | | | Remonter des éboulis très faciles tout droit puis vers la droite jusqu’à un épaulement. On distingue bien le début de la vire Chapoutot qui se dessine par une strate caractéristique. 2 dièdres en mauvais rocher semblent y amener.

L# | | | Traverser un cône puis remonter un 2e épaulement sur 15 m en rocher pourri. Relai sur becquet sous les 2 dièdres, et au début d’une rampe allant vers la droite. L# | 4c | | Traverser à droite en s’engageant sur cette rampe raide, la suivre en légère ascendance droite sur environ 60 m (4c, délicat). L# | 5c | | Redescendre sur une vire facile et traverser à droite sur 20 m pour buter contre un mur raide en bon rocher, environ 25 m sous la vire Chapoutot, que l’on devine. Monter droit au plus facile jusqu’à la vire (5c, bon rocher, belle longueur).

On arrive au début de la vire confortable (bivouac possible), la suivre jusqu’à un relai sur 2 pitons (cordelette en place), qui annonce le départ de la voie.

L’éloge de la fuite

Matos en place : 3 pitons. La voie présente des sections en rocher peu correct, rendant l’escalade peu évidente de part la raideur et les protections à mettre en place. De nombreuses fissures formées par de larges écailles sont à oublier car sonnant creux. Attention donc où placer les friends.

L# | 6b/6b+ | | Attaquer droit au-dessus du relais en prenant une rampe raide de gauche à droite qui va buter sous un toit. Traverser à droite (un pas de descente) jusqu’à atteindre le bord droit du toit. Passer cet angle, et après quelques pas dalleux, remonter un dièdre évident jusqu’à une bonne terrasse.

L# | 6b/6b+ | | Traverser à gauche horizontalement (pas de dalle) pour atteindre de larges fissures aux blocs saillants. Remonter ce dièdre raide qui se finit par un bitard détaché, et sortir sur une terrasse inclinée. Continuer à droite en grimpant une fissure très ouverte, qui se raidit à la fin. Avant de prendre pied dans la cheminée pourrie qui suit, traverser horizontalement à gauche (raide mais bons becquets). Relai sur une terrasse oblique.

L# | 6b | | Prendre une rampe oblique vers la gauche depuis la terrasse (laisser le dièdre juste au-dessus, qui va buter dans une face très raide, infranchissable). Suivre cette rampe en traversant sur plus de 25 m, facile au début, devenant de plus en plus dure, et prendre une très belle fissure tout droit, en sortant à droite. Relai sous de belles écailles (inconfortable).

L# | 6c | | Tout droit, remonter les écailles peu rassurantes, et faire un pas exposé vers la droite (aucun piton en place) pour trouver une écaille plus facile, puis remonter à droite. Relai sous un beau mur raide orangé.

L# | 6c+ | | Tout droit, remonter un dièdre évasé très compact, fissuré en son milieu, une section difficile pendant 20 m, puis sortir à gauche par une rampe en oblique. Atteindre un dièdre 15 m sous une fissure avec un petit bloc coincé. Relai sur 1 piton + friends.

L# | 6a | 45 m | Passer ce dièdre, traverser à droite pour s’engager dans un des deux dièdres qui se présente, et, au plus facile, atteindre l’arête en restant plus ou moins dans l’axe, sans grandes traversées.

Suivre l’arête sur son fil sur 4 grandes longueurs (5 max).

Descente # PD, 3-4h jusqu’au refuge

Du sommet, suivre l’arête S au plus facile pour atteindre facilement et rapidement la brèche 3773 m séparant le pic central du sommet W, c’est là aussi qu’arrive le couloir NW du Pic Sans Nom. De cette brèche, désescalader plein E jusqu’à une petite brèche formée par l’arête rive gauche du couloir E de la brèche 3773 m. Passer cette brèche, emprunter le couloir puis sa rive droite (rappel en place possible, sinon désescalade possible en rive droite, raide mais facile). Continuer à descendre toujours assez proche du fil, en restant sur le flanc gauche de l’arête initiale, jusqu’à surmonter de 20 m la large banquette de la face, sur la droite en descendant. De là, un rappel de 25 m sur 2 pitons amène sur cette banquette. La suivre vers le S, passer sous le grand couloir E de la brèche 3773 m, continuer à traverser, passer à une fenêtre carrée (gros bloc) pour atteindre facilement une arête. Désescalader cette arête en direction de la Brèche Supérieure de Sialouze.

De là, 5 rappels chaînés (ou 6 selon l’état du glacier) amènent sur le Glacier de Sialouze. Traverser ce glacier jusqu’à la bosse de Sialouze, d’où l’on rejoint la voie normale du Pelvoux et son sentier bien marqué, jusqu’au refuge (quelques pas de désescalade facile).

  • La voie peut se faire à la journée, soit en dormant au pied de la face sur le Glacier Noir, ou bien au bivouac dit de “la perche” au pied de l’arête SE du Pic Coolidge (2800 m). On peut aussi l’envisager depuis le Pré à la journée, avec une excellente cordée très rapide.
  • L’orientation est N pour la première partie, NW pour la seconde.
  • Bivouac possible sur la vire Chapoutot. Mais pas d’eau.
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