Sainte Victoire - Baou Cézanne - 906, cliff - Provence - France

Sainte Victoire - Baou Cézanne

Provence - France

906 m

Le Baou Cézanne est la seule falaise digne de ce nom orienté W à la Sainte Victoire. Elle est donc relativement protégé du vent d’E, mais pas du tout du mistral. Haute de seulement 100 m elle offre néanmoins de belles escalades hautes-perchées dans un cadre superbe.

Accès pédestre

Accès

  • Depuis le parking P1 (Plan Anchois) suivre le tracé rouge, obliquer à gauche (rouge) pour passer le Pas du Berger, puis quitter le tracé rouge après le passage d’une petite barre. Continuer vers la droite en direction des aires de départ des parapentes (fanions) et jusqu’au pied du pilier.
  • Du refuge Cézanne, prendre le tracé jaune jusqu’au pas de la savonnette que l’on franchit (directement ou par la variante), puis se diriger à vue droit au-dessus vers la paroi.

Descente

  • De la crête gagner facilement le sentier Imoucha] (balisage bleu), puis rejoindre le rouge au pas du moine (gros cairn). On repasse sous la face W avant de descendre jusqu’au refuge Cézanne] et de regagner le Plan de l’Enchois].
  • On peut aussi descendre par le tracé jaune] (plus escarpé) jusqu’au Refuge Cézanne].

Details

Sommet occidental du massif de Sainte Victoire.

Ici l’escalade est presque exclusivement en Terrain d’aventure (TA), parfois assez pitonnée dans les classiques, quelques rares spits protégeant les passages en dalles des voies les plus moderne. Seule la voie du Puits du Diable] (rattachée ici de façon orographiquement abusive) est entièrement équipée. Elle ne fait que tangenter la face à proprement parler et pourrait tout aussi bien être rattachée au secteur du Puits. Le centre de la face W est surnommé le “fauteuil des allemands” par analogie avec la Meije] et l’aiguille de Peuterey]. Le gendarme qui ferme ce cirque au N est composé de deux monolithes: Samovar et Baculot en hommage au livre de Samivel.

De nombreuses fissures parcourent le centre de la face, permettant de nombreuses lignes d’escalades explorées très tôt. Les frères Latil **en 41/42, puis **Giusti/Pastor/Ferrat dans les années 1950, Lecarme, Rasquin, Castel et Flamand dans les années 1960, Bouquier et Creton en 1970. À noter aussi une incursion mineure de Jean Save] de Beaurecueil en 1942.

On retrouve donc les noms des ouvreurs historiques les plus prolifiques de la Sainte Victoire sur leur belle période, faisant de cette falaise un condensé de l’histoire de la Sainte. Pour compléter ces escalades historiques, quelques variantes] ont été équipées dans les belles dalles qui attirent irrémédiablement l’œil du grimpeur moderne.

En face S, des voies moins empruntées et en rocher moins intéressant rejoignent la crête par l’arête d’Aix].