Sainte Victoire - Croix de Provence - 946, cliff - Provence - France

Sainte Victoire - Croix de Provence

Provence - France

946 m

Information
Source

On trouve ici de tout, du sentier de rando-escalade à la grande voie dure et engagée. L’ancien tracé noir (PD) finit en effet ici en apothéose sa montée ; les Trois Licornes offrent un pendant difficile à ceux qui aime chercher la raideur… Toutes les voies sont peu équipées, avec au mieux seulement quelques pitons anciens.

Accès pédestre

Approche

Le plus souvent par le secteur de la Grotte de l’os et du Perroquet Vert], mais on peut aussi arriver par le tracé Vert] (Est) ou encore le tracé Jaune] (W).

Descente

On peut descendre par tous les sentiers qui arrivent au prieuré et reviennent en face S, du plus facile au plus dur: rouge, jaune, vert et ancien noir. Ces deux derniers sont fortement déconseillés sauf pour ceux qui veulent s’offrir une véritable journée alpine après une gros enchaînement dans Sainte Victoire !

Details

Secteur

L’escalade se déroule ici selon trois orientation: SE, S, et SSW avec des falaises de 100 m, 250 m et 50 m. Actuellement, la falaise située entre la brèche des moines et la face SW de la croix fait partie de la falaise des moines], il n’en a pas toujours été ainsi dans les topos de Sainte Victoire. Il n’y a donc pas de repère évident de rupture entre ces deux secteurs si ce n’est le changement d’orientation. Les escalades présentes ici se déroulent sur un très beau calcaire, fissuré et de bonne facture comme il l’est globalement sur le haut de Sainte Victoire. On a surtout de vieux itinéraires, dont parmi les plus anciens de la montagne ; à l’époque on s’attaque aux sommets par les lignes esthétiques, et ce sont d’ailleurs elles les plus répétées : L’arête S] a ainsi été gravie en 1926 en solo par Pierre Nevière, sans doute après l’Arête sourdive (ancien tracé noir), plus aisée. L’arête SW] a elle été gravie pendant la seconde guerre (1941) par une équipe très active à ce moment-là (Latil/Paul). En 1937, Jean Save de Beaureceuil avait gravit le Pylone], moins esthétique que les précédentes mais suivant une évidente ligne de faiblesse : cette escalade est elle aussi souvent reprise aujourd’hui. Les lignes moins évidentes, en pleine faces sont du fait de grimpeurs eux aussi très actifs sur Sainte Victoire, Agresti, Amy, Bouquier, Durand, Fabre, Soulier, Ferrat et Pastor. On note aussi une incursion de Barbier/Campilo et Dovis en 1978. Contrairement à la falaise des Moines, il y a ici très peu d’escalade artificielle (les Moucherons, courte et rarement répétée) et la difficulté maximale frôle le TD+ (les Trois Licornes], 6b max, sans doute quelques pas d’artif sur crochets à l’ouverture), pas plus. Les enchaînements depuis le bas de Sainte Victoire via la Grotte de l’os et du Perroquet Vert] sont donc particulièrement homogènes et esthétiques, offrant de nombreuses possibilités de « Grand Parcours » de prés de 400 m. Plus prosaïquement, l’arrivée à la Croix sous les regards admiratifs, esbaudis voire estomaqués des marcheurs fera toujours un bien fou à votre égo peut être un peu écorné par les cotations d’époque…

Routes