Grande Aiguille de la Bérarde - 3421, culmen - Écrins - France

Grande Aiguille de la Bérarde

Écrins - France

3421 m

Joli belvédère dominant la Bérarde, un temps fréquentée pour sa voie normale, puis oubliée, la Grande Aiguille de la Bérarde a su s’adapter au goûts du XXe siècle et propose aujourd’hui un menu varié et bien au goût du jour : quelques jolies voies modernes dans un style dépouillé rare dans les Écrins (et sur un rocher le plus souvent très sain), une longue arête oubliée en rocher convenable, et même un bien joli couloir à parcourir skis aux pieds. Toutes ces possibilités lui assurent finalement une fréquentation certaine du début du printemps à la fin de l’été.

Historique

  • Petite chronique rapide :
    • 1873 - Thomas Cox, Richard et William-Martin Pendlebury, avec les guides Peter Baumann et Josef-Marie Lochmatter atteignent le sommet par l’itinéraire qui deviendra la voie normale (arête NNE). F.
    • 1927 - J. Guttin et Casimir Rodier remontent l’arête NW. Régulièrement fréquentée. AD.
    • 1934 - A. Boell, P. Escarfail, G. Franck, Alain Le Ray et JM. Pruvost remontent le couloir N. Intéressante course d’initiation en alpinisme (le couloir fait 1600 m de dénivelé, ce qui en fait l’un des plus long des Alpes). Cette course est surtout classique à ski au printemps. On évite en général la première partie qui comporte deux ressauts rocheux. AD.
    • 1948 - Madame Le Breton et Henry Le Breton escaladent l’arête S. Très rarement reprise. PD.
    • 1971 - Première descente à ski du couloir N par Alain Charbonnier. TD.
    • 1995-96 - Pierre Chapoutot, associé à une fine équipe, ouvre du bas et sans perforateur 5 nouvelles voies dans les dalles de la facette NE. Les voies sont partiellement équipées (relais et quelques points dans les longueurs), souvent en bon rocher (bien qu’un peu lichéneux par endroits) et débouchent sur l’arête NW. Certaines voies sont devenues très classiques.

Bibliographie

  • La Grande Aiguille par William Martin Pendlebury, The Alpine Journal, vol. VII, 1875, no47, p.148-149.