Sainte Victoire - Grotte de l'os et du Perroquet Vert - 500, cliff - Provence - France
Sainte Victoire - Grotte de l'os et du Perroquet Vert

Sainte Victoire - Grotte de l'os et du Perroquet Vert

Provence - France

500 m

La Paroi de la Grotte de l’Os tire son nom d’une curiosité géologique (“grotte”) autour de laquelle serpentent quelques vieilles voies d’escalade, de la plus classique (les Moussaillons]) aux plus inconnues. La plupart des voies enchaînent avec le “Perroquet Vert”, falaise en calcaire gris. Ces deux parois sont encadrées à l’W par le Grand dièdre Jaune] et à l’E par le couloir des Libellules (voir l’ancien tracé noir]). L’ensemble peut faire 150 m de haut. Il forme un départ classique aux parois d’altitudes de Sainte Victoire.

Accès pédestre

Approche

Du plan de l’Enchois], prendre le sentier marron. On dépasse le refuge Cézanne] jusqu’à remonter vers l’oppidum (GR). Peu avant, on remarque une double grotte dans la paroi : c’est là !

Descente

-Soit en rejoignant le tracé jaune, loin à l’W (monter d’abord en contournant la falaise jaune par la droite (E) puis en obliquant plutôt vers le NW. Passer par des vires et terrasses, puis sous un grand surplomb jaune et une grotte, -soit en bifurquant vers le sentier vert, plus dur, à l’E (On peut, encore plus dur, descendre le couloir des Libellules), -Soit mieux encore en continuant par le haut vers la Croix de Provence] et ses nombreuses voies.

Details

Si les voies parcourent les deux parois superposées, il faut remarquer qu’elles changent complètement de caractère au passage de la vire médiane caillouteuse: à la brèche (ou molasse/pouddingue?) de la Grotte succède un calcaire gris compact de très bonne facture dans le Perroquet. Plus on monte, et meilleur c’est, donc ! Bernard Amy est sans conteste l’ouvreur le plus prolifique et ce secteur: quatre voies en 1965 avec trois compagnons différent (deux avec Durand, puis Michel et Gentil): la découverte de l’endroit semble l’avoir enthousiasmé et on le comprend. Il en a exploité les différentes faiblesses avec d’W en E (gauche à droite): Le Lézard rouge], la voie du Monchu], le Chien qui aboie], les Moussaillons]. Ces deux dernières sont sans contestes celles qui connaissent le plus de répétitions. Deux autres grands ouvreurs de classiques ont aussi oeuvrés ici: Gérard Creton et J.-P. Bouquier avec respectivement Les deux Diables] et la Rectiligne].
Un stage de BE a aussi ouvert une longueur en 2008.

Concernant le style et la difficulté des voies, cela va du AD au TD+, toujours en TA avec au mieux quelques pitons et lunules dans les voies les plus parcourues. Parfois il n’y a rien. On grimpe sur des œufs dans le bas, et même si le rocher adhère bien et est assez compact, il se détache souvent de petites écailles de ce rocher rougeâtre qui n’inspire pas une confiance illimité. Vient ensuite le beau calcaire compact et magnifiquement fissuré de la partie haute où on trouve des passages d’artif facile ou des lignes faciles à protéger et bien raides. La zone et les voies les plus hautes sont situées au centre de la falaise. Le Chien qui aboie passe dans deux des orifices qui font la particularité de la paroi, à faire une fois donc !