Calanques - Morgiou - Cap Morgiou - ! El CAP ! - Calanques - Morgiou - Cap Morgiou - Provence - France

Calanques - Morgiou - Cap Morgiou - ! El CAP !

OrientationNE
Type d'itinéraireBoucle
Équipement- Corde à simple de 50m conseillée - 15 dégaines dont 4 longues - 2 paires de chaussons en raison de quelques passages à quelques décimètres d’altitude... - Sachet étanche pour appareil photo... Beaucoup d’eau - Dans l’hypothèse d’une chute dans l’eau, un couteau peut se révéler indispensable pour se dégager de la corde en cas de besoin - Sifflet car on ne s’entend pas à certains relais.
Source

Details

Enchaînement d’ampleur de 4 traversées marines sur le flanc NE de la calanque de Morgiou : 39 longueurs de corde, un bon kilomètre d’escalade pour aboutir au Cap Morgiou et profiter de son superbe panorama.

Présentation

En bref (!), ¡ El Cap ! se compose de 4 parties, chacune constituant une traversée à part entière que l’on peut parcourir indépendamment des autres suivant la saison, l’état de la mer, la forme du moment, son niveau… En somme, chacun pourra y trouver son bonheur en jouant avec les différentes sorties et accès aménagés ou bien parcourir l’intégralité. - 1re partie : En attendant Petit Bout - 2e partie : Lorik l’Indestructible] - 3e partie : Marie-Jacqueline] (sens historique et sans le boyau de sortie) - 4e partie : Envers intégral de la Bora-Bora]

Approche # 10 à 15min

Parking au port de Morgiou. Attention, l’accès au port et aux calanques est réglementé pendant la période estivale. Se renseigner sur le site de la préfecture des Bouches-du-Rhône. À pied, prendre le GR en direction du col du Renard. Le quitter pour rejoindre la crique arborée du Renard que domine le col du Renard. Départ à 1 m d’altitude au bout d’une zone chaotique dans un dièdre sous une zone surplombante pourrie. Nom au départ. Un seul goujon en guise de relais.

Itinéraire

1re partie : En attendant Petit Bout # 18 longueurs

L#1 | 5+ | Traversée légèrement ascendante. Courte longueur. R1 sur un anneau et un goujon. L#2 | 3+/4 | Descendre au ras de l’eau puis poursuivre (une flèche noire indicatrice) une centaine de mètres jusqu’à une vaste terrasse dominée par une zone déversante rouge-orangée. Quelques goujons et anneaux pour les grimpeurs modestes. Solo recommandé (corde pliée et rangée, gain de temps) pour un parcours intégral. L#3 | 6a+ | Monter droit puis traverser horizontalement avant d’obliquer vers la mer afin d’atteindre une petite plateforme. L#4 | 5 | Traverser au ras de l’eau puis monter droit pour rejoindre une large vire 4+/5. Poursuivre à niveau sur cette vire facile et atteindre une petite terrasse par un pas de 5. 50 m. Bien mousquetonner les anneaux sur la vire afin de ne pas coincer la corde. Grandes dégaines sur les anneaux (gestion du tirage) L#5 | 5 | Ascendance oblique, 5 , pour rejoindre une vire facile que l’on suit à gauche. Relais à l’extrémité de celle-ci. L#6 | 6a+ | Traversée horizontale facile qui se termine dans un mur raide. Relais sur l’immense vire. L#7 | 3 | Montée oblique facile (2 anneaux pour ne pas coincer la corde) pour rejoindre un semblant d’éperon. L#8 | 5 | Monter droit pour atteindre une vire. Poursuivre au-dessus pour rejoindre un petit pin. Relais sur un goujon et l’anneau qui cercle ce pin. L#9 | 6a+ | Longue traversée descendante en dalle. L#10 | 5 | La traversée descendante se poursuit et permet de regagner la vire herbeuse du dessous. Continuer jusqu’à la plateforme en contrebas (flèche noire indicatrice). L#~ NB : Juste avant la flèche noire, échappatoire possible et/ ou contournement du grand toit à pied par une bonne vire en hauteur (cairns + points rouges) permettant de récupérer au choix R15bis ou R18 ou une main courante de sortie. L#11 | 5+ | Traverser horizontalement puis remonter un court dièdre pour aboutir sur une vire. Relais quelques mètres à gauche. L#12 | 6b+ | Traverser plus ou moins à niveau avant de suivre une fissure descendante à coincements des doigts et adhérence en pieds. Au bout de celle-ci, dans un ambiance très marine (!), remonter droit jusqu’au relais, quelques mètres au-dessus. L#13 | 6b+ | Monter légèrement au-dessus du relais afin d’atteindre une bonne fissure horizontale puis descendante. Au bout de celle-ci, remonter droit en franchissant un bombé puis traverser de nouveau pour atteindre le relais. L#14 | 6b+/6c | Suivre la fissure oblique descendante du fond du toit ; parvenu à l’extrémité (très humide !) de celle-ci, remonter le bombé athlétique (vol aquatique assuré…) pour rejoindre le relais dans une niche. L#15 | 5+/6a | Traversée descendante dans un mur fissuré puis remontée oblique dans une dalle pour rejoindre une grotte bien ouverte. L#16 | 7a+ | Un pas de bloc difficile pour amorcer cette traversée courte très déversante en escalier. Relais indispensable. L#17 | 5 | Courte traversée au ras des flots. Ne pas se préoccuper des goujons au-dessus qui appartiennent à la variante des mauvais jours. L#15bis | | Variante des mauvais jours (indications sur le rocher) : contournement de la grotte. À la fin de la longueur L15, avant d’atteindre le relais d’entrée de la grotte, remonter un gros bombé (retirer une dégaine pour éliminer le tirage) et rejoindre le relais R15bis sur une large terrasse. Sortie possible à droite (main courante). L#16bis | 6a+/6b | Courte traversée descendante L#17bis | 5 | Courte traversée plus ou moins à niveau. On retrouve le relais R17 d’El Cap L#18 | 6a+ | Remonter une fissure puis une dalle et rejoindre le relais R18, point de départ de la 2e partie, Iorik l’Indestructible. Sortie possible à droite en suivant la main courante.

2e partie : Lorik l’Indestructible # 8 longueurs

Cette seconde partie débute à R18 (Nom inscrit) à l’extrémité d’une main courante ; on peut aussi prendre un départ en R15bis par le système de mains courantes, ce qui ajoute 3 longueurs.

L#19 | 5+ | Suivre une vire facile qui se transforme en fissure (5+) puis rejoindre facilement (4) une grotte. Passer la grotte et atteindre le relais sur une large plateforme au-dessus des flots. L#20 | 6a+ | Monter au-dessus du relais puis traverser horizontalement pour gagner une zone déversante. Poursuivre horizontalement et atteindre une large vire. Relais à son extrémité. L#21 | 5 | Ascendance oblique jusqu’à un figuier. Traversée horizontale puis désescalade avant de rejoindre le relais. L#22 | 5+ | Courte traversée horizontale très marine… Relais R22 indispensable. Échappatoire ou sortie possible dans le dièdre en 5. Prendre garde aux chutes de pierres (pierrier d’accès à la Marie-Jacqueline au-dessus). L#23 | 5 | Traversée horizontale permettant de passer un éperon. Ambiance grand large. Tirage à gérer. On ne s’entend pas. L#24 | 6a+/6b | Franchir une dalle pour atteindre une large cheminée. Courte longueur. Relais facultatif. L#25 | 5 | Remonter cette cheminée et sortir à gauche en haut. Relais sur un goujon et un scellement. On se trouve au-milieu de la 1re longueur de la Marie-Jacqueline. L#26 | 5+ | Monter droit jusqu’au plateau. Lieu d’un possible dépôt d’eau la veille dans le tronc calciné. Retour au port possible.

3e partie : Marie-Jacqueline par le sens historique jusqu’à l’entrée du boyau de sortie # 5 longueurs

Du plateau, à pied (baskets conseillées, corde pliée), laisser le pin calciné à gauche et obliquer vers le couloir d’entrée de la traversée Marie-Jacqueline (cairns) en contrebas. Descendre l’éboulis et gagner une petite vire sur la droite qui conduit au départ R26bis (Nom inscrit). Compter 5min.

L#27 | 5+ | Descendre sous le relais de départ puis traverser plus ou moins à niveau en laissant le relais de montée R25 situé à la sortie de la cheminée précédente. L#28 | 6a | Descendre sous le relais pour entamer une courte traversée oblique descendante. Relais facultatif après le figuier. L#29 | 6a+ | Poursuivre cette traversée qui devient plus technique le long de cette même fissure. L#30 | 5+ | Passer un renfoncement puis remonter au relais L#31 | 5+ | Descendre et contourner un éperon. Relais R31 obligatoire à l’entrée du boyau de sortie de la Marie-Jacqueline. On est alors au départ de la 4e partie (Nom inscrit) L#~ NB : échappatoire possible par le boyau (5) ; puis au choix : soit une longueur tout droit (5+) soit horizontale à gauche (5+) pour rejoindre la dernière longueur de sortie de la Bora-Bora (6a)

4e partie : Envers intégral de la Bora-Bora # 8 longueurs

L#32 | 5+ | Laisser le boyau et poursuivre à l’horizontale afin de gagner une vaste vire au-dessus des flots. Tirage à gérer. On ne s’entend pas. L#33 | 6c+ | Traversée technique très marine…pour rejoindre une niche. Relais impératif. L#34 | 6a+ | Monter au-dessus du relais en direction d’une lunule puis traverser à gauche (ne pas obliquer à droite, tronçon de sortie de la Bora-Bora) et rejoindre une vaste vire. L#35 | 5+/6a | Traverser facilement puis gravir une fissure verticale avant d’amorcer une traversée descendante jusqu’à une plateforme au-dessus des flots ; on se trouve au pied du 2e rappel de la Bora-Bora. L#36 | 6b+/6c | Monter sur une petite vire puis traverser pour contourner un angle. Poursuivre à quelques mètres d’altitude pour rejoindre la base d’une cheminée. L#37 | 6b+/6c | S’engager dans cette fissure qui se transforme en renfougne. En sortir par un pas délicat bien en dessous de la cordelette et du clou bouffés par le temps ! Poursuivre horizontalement plus ou moins à niveau (goujons puis un anneau puis scellements) jusqu’au relais. Ne pas chercher à monter au niveau de l’anneau (tronçon de la Bora-Bora). Grande longueur. Tirage à gérer. L#38 | 5+ | Oblique descendante puis remontée jusqu’à une bonne vire. L#39 | 6b+ | Enfin !!! Remonter la courte fissure délitée pour rejoindre une vire. Poursuivre droit dans un mur sculpté à grosses prises puis obliquer à droite dans une ultime dülfer athlétique.

Retour # 45min à pied

Partir en direction de ruines d’anciennes batteries sur le plateau de Morgiou puis retrouver le Col du Renard et enfin le port de Morgiou.

Difficulté

TD ++ ;=) 7a+ max (ou 6c+ par la variante des mauvais jours), 6a+ obligatoire. Le rocher est excellent. Seule la dernière longueur demande un peu d’attention au départ.

On peut éviter le 7a+ très athlétique de la “grotte” par la “variante des mauvais jours” en 6c (1 pas dans un bombé)

Horaire

Très variable. On peut proposer le savant (!) petit calcul suivant :

  • 7min 30 par personne et par longueur → 15min par cordée par longueur → 4 longueurs par cordée par heure → 9h45
  • 10min par personne et par longueur → 20min par cordée par longueur → 3 longueurs par cordée par heure → 13h

Au-delà, c’est l’abandon ou le bivouac. Frontale recommandée…Il faut être efficace dans les manips au relais…

Pour se fixer une idée sur la durée de parcours, nous avons réalisé à 2 cordées l’enchaînement intégral au mois de juin 2009 en réversible en empruntant la « variante des mauvais jours » et s’arrêtant à chaque relais (et non pas en corde tendue) (sauf R16 bis et R26 que l’on a sautés) en 11h + 1h de pause casse-croûte avec un dépôt de 10 litres d’eau la veille dans le tronc calciné à R26.

Recommandations

  • La météo marine ne doit pas être sous-estimée car les risques de noyade sont bien réels par mer formée. En particulier, s’engager seulement par mer très calme :

    • dans les longueurs du grand toit : L11 à L14
    • dans la longueur de la grotte : L16
    • à la base du dièdre de Iorik : L22
    • dans la partie basse de la Bora-Bora : L31 à L36
  • L33 en 6c+ est sensible à la houle, même faible, et très sensible aux vagues engendrées par le passage des « promène-couillon ». De fait, l’équipement rapproché permet de passer facilement en A0. Il n’est pas rare qu’un bateau vous envoie une vague jusqu’aux hanches… Il faut compter les vagues… et lire vite… pour espérer l’enchaîner !

  • Certains relais sont facultatifs (R24 et R28) (gain de temps car les longueurs associées sont courtes) mais d’autres sont indispensables (R16 R22 R31 et R33) pour assurer la sécurité du second. Il n’est pas judicieux de sauter les autres relais pour espérer gagner du temps en raison du tirage.

  • Ne pas s’engager dans la longueur de la grotte L16 7a+ si le second n’est pas débrouillard. Quelques mètres pendus sur les bras, pieds dans le vide.

Période conseillée

La période idéale est mi-mai/ mi-juin ou septembre. L’été, les 19 premières longueurs sont au soleil le matin ; le reste est totalement à l’ombre l’après-midi mais la chaleur peut devenir insupportable pour les pieds et déshydrater très vite. L’hiver, les journées sont trop courtes à moins de parcourir le début à la frontale et/ou en corde tendue (mais gare à la chute dans l’eau… froide). Attention à vos têtes et à vos yeux au printemps : les gabians nidifient en avril-mai et défendent violemment leurs nids. Certains grimpeurs ont été récupérés par les pompiers en zodiac car les « parents gabians ont refusé le droit de passage » !

Astuces

Il n’est pas rare de tremper ses chaussons dans les 3 longueurs suivantes : L14, L22 et L33. Anticiper le problème avec une seconde paire et un sac étanche. Un dépôt d’eau à l’ombre est recommandé à côté de R26 sur le plateau dans le tronc calciné d’un pin mort caractéristique. À moins d’être un chameau, 3L d’eau ne suffiront sans doute pas en mai-juin. Les lendemains de pluie ou par vent d’E, certaines longueurs sont très poisseuses. On a la sensation désagréable de grimper sur du beurre (Bora-Bora & Marie-Jacqueline). D’autres peuvent devenir impraticables (longueur de la grotte L16 en particulier). Étudier bien la météo marine, les vents.

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