Col d'Astazou - Versant W (par les Rochers Blancs) - Col d'Astazou - Bigorre - Ordesa - Espagne

Col d'Astazou - Versant W (par les Rochers Blancs)

Altitude min / max1365m / 2951m
Durée1 jour
OrientationO
Type d'itinéraireAller-retour
Source

Details

Approche

Monter à la cabane de Pailla] (1800 m), traverser le plateau au S et trouver le départ du sentier du Col d’Astazou, signalé par des cairns et des taches de peintures. Le sentier devient rapidement bien marqué. Le passage des Rochers Blancs ne présente aucune difficulté en suivant consciencieusement les marques. On parvient alors dans le vallon du Col d’Astazou. Un escarpement facile, puis deux autres similaires à gauche des cascades, encore un à droite du ruisseau, on parvient à une grande pente d’éboulis sous le Marboré, où les traces disparaissent. Continuer à remonter jusqu’à la moraine du glacier W du Marboré, au pied du dernier et plus important escarpement. Dans ce sens, l’itinéraire est évident : on a de droite à gauche, le glacier du Marboré, un étroit couloir montant directement au col S d’Astazou, et un large couloir vers le Petit Astazou.

Voie

Plusieurs solutions :

  • La plus facile : s’engager dans le couloir vers le Petit Astazou, il s’évase, rester au plus facile dans la branche de droite jusqu’à buter contre la paroi. Le quitter vers la droite, toujours au plus simple (un ou deux cairns) pour trouver une large corniche horizontale qui file au S, bientôt spectaculairement aérienne. Peu avant sa disparition, un gros cairn indique qu’il faut la quitter pour escalader des mauvais rochers (2), en longeant par la gauche (ou dedans au début) une faille qui n’aboutit pas. On parvient ainsi aux dernières pentes d’éboulis sous le col. Selon l’objectif, passer par la brèche N (2951 m, pour le Petit Astazou ou le Balcon de Pineta), la brèche centrale (2951 m, pour le Balcon de Pineta, versant E moins facile que la brèche N), la brèche S (2986 m, pour le Marboré).
  • S’il est totalement enneigé, par le raide couloir (pente ?) menant droit à la brèche S. Semble impraticable si non ou mal enneigé.

Descente

En sens inverse, la descente des Rochers Blancs est moins évidente : très longue jusqu’à Gavarnie, elle traverse 5 à 7 barres rocheuses par des cheminements intelligents mais qui demandent beaucoup d’attention et pas mal d’équilibre. LE cheminement est indiqué sur la carte IGN 1/25 000 et on a tout intérêt à la suivre (j’ai eu le tort de ne pas sortir la carte du sac : j’ai vu le tracé au retour chez moi !) Déjà la descente de la barre finale n’est pas facile à trouver :

Depuis la brèche N du Col d’Astazou

  • Il faut tirer au S sous le bastion N pour trouver en bas de ce vaste cône d’éboulis et/ou de neige, en gros sous la brèche centrale du Col Astazou, un ou deux cairns peu visibles en contrebas d’un petit escarpement. Dans le doute, aller chercher le plus au S en restant en terrain ne présentant pas de réelles difficultés d’escalade. La corniche horizontale n’est pas visible d’en haut. On peut aussi descendre en rappel (équipé : voir photo. Attention aux chutes de pierres). Voir en bas de ce texte le départ depuis la brèche S.
  • Le cheminement de cairns part en biais dans un couloir facile vers la gauche. La sente arrive sur une bonne vire horizontale que l’on prend vers la droite (voir photo de la vire prise d’en face). Cette vire facile au début devient très étroite sur quelques mètres. À l’endroit le plus étroit, les cailloux de la vire sont exposés à une cascade d’eau et de glace : ils peuvent être pris dans une gangue de glace, très glissante (pas de prises de main). Deux bons ancrages (pitons et sangle) de part et d’autre de ce passage permettent l’assurance (corde de 30 m utile, mais pas indispensable). Le rappel précité permet d’éviter ce passage (voir photo).
  • À la fin de cette vire, descendre au mieux vers le névé qu’on voit en bas. Le dessin de Ph.Queinnec suggère un passage vers la gauche dans la gorge qui domine le névé. Pour ma part je suis passé sur l’éperon vers la droite, de terrasses en terrasses, pour contourner une zone surplombante. On revient ensuite vers la gauche pour rejoindre facilement le haut du névé.
  • Descendre ce névé s’il est en conditions jusqu’à ce qu’il devienne étroit et raide. Repérer une sente vers la gauche dans les éboulis (elle part au niveau du bas du V formé par les deux névés sous la face W du Petit Astazou. Suivre cette sente très bien cairnée vers la gauche pendant 200 m. Au bout de ce grand détour à gauche, la sente tourne à droite pour descendre directement à travers une barre rocheuse (sentier excellent et bien cairné).
  • Le sentier revient vers la droite, passe assez vite une deuxième barre rocheuse (toujours aussi facile), puis toujours vers la droite une troisième barre (un peu moins facile, mais sentier toujours très visible).
  • On se trouve alors dans de vastes prés aux pentes douces, mais ce n’est pas fini. Traverser en descente vers la droite dans ces alpages où la trace se perd (du moins je l’ai perdue) et découvrir loin sur la droite les fameux “Rochers Blancs”.
  • Les Rochers Blancs sont très adhérents et ils ne posent pas de problème par temps sec à un grimpeur bien chaussé : ne vous y engagez pas car un cheminement facile est marqué de ronds rouges et jaunes tout du long. Ce cheminement part très haut sur les Rochers Blancs (dans une zone peu pentue). Il traverse vers la droite horizontalement avant de revenir en descente oblique vers la gauche (200 m ?) puis repart vers la droite pour rejoindre un sentier qu’on voit de loin. Le marquage est bien fait, les points très rapprochés, du début à la fin : si vous ne voyez pas de point au départ, vous n’y êtes pas : cherchez ailleurs, et probablement plus haut !
  • Après les Rochers Blancs, le sentier ne comporte plus de difficulté. Il est quasi-horizontal vers la droite et très bien tracé dans l’herbe. Il redescend vers la fin, en traversant une belle forêt de pins, pour rejoindre le vallon de la cabane Pailla (le sentier se perd, mais il y a des cairns). On y retrouve le sentier “officiel” du refuge des Espuguettes.

Depuis la brèche S du Col d’Astazou

La descente directe est très dangereuse : une sente raide et déversante de schistes broyés (éboulis fins et poussière), plongeant dans la cheminée-couloir quasi-verticale qui borde la face W du Pic du Marboré. Les prises de main sur la paroi de droite sont rares et cassantes (schiste). Après 100 m de descente, on passe un angle vers la droite, où l’on trouve un éboulis de moins en moins dangereux, le calcaire remplaçant le schiste. Il est probablement plus sûr d’escalader le rocher côté N de la brèche S (2+, 3 ?) pour descendre d’en haut dans les éboulis calcaires, ou traverser en haut pour rejoindre la brèche centrale.

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