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Approche # 1h45 à 2h depuis le parking
Depuis le parking du barrage d’Émosson (1965 m), descendre l’escalier donnant accès au barrage, suivre le chemin piétonnier du barrage et passer de l’autre côté de la route via la passerelle métallique. Une fois sur le chemin prendre à droite pour suivre la route menant au lac du Vieux Émosson en remontant à gauche le chemin suivant le cours de la Veudale. Après environ 1h de marche, le sentier descend d’une dizaine de mètres et on arrive à deux petits barrages de pierres (env. 2200 m). Prendre alors à gauche en traversant la rivière et, par des systèmes de vires faciles entrecoupées de quelques parties herbeuses (ici et par là on suit un petite sente cairnée) atteindre un très joli petit lac (P.2282). Contourner le lac par la gauche et, en suivant toujours les traces de sente, continuer en direction SSE vers la Brèche des Perrons. En franchissant un pierrier, on atteint la brèche (2495 m).
Traversée de l’Ifala
À partir de la Brèche des Perrons remonter l’arête S de la Pointe de l’Ifala (2651 m) jusqu’au sommet (pas mal de marche, quelques gendarmes à escalader ou contourner). Du sommet, désescalader l’arête E, très aérienne (passages en III) jusqu’à un caractéristique bloc coincé. Descendre dans le versant N en désescalade (IV) ou par un rappel de 20 m (cordelettes en place sur le bloc coincé), puis atteindre la Porte Vouilloz, le col herbeux séparant le Pain de Sucre de la Pointe de l’Ifala (env. 2600 m).
Traversée de la Pointe Vouilloz
Pour atteindre la petite brèche qui sépare le Pain de Sucre de la Pointe Vouilloz il existe plusieurs variantes :
Variante 1 # Montée directe à la brèche séparant le Pain de Sucre de la Pointe Vouilloz
De la Porte Vouilloz, remonter une ligne d’écailles/cheminées caractéristiques juste à l’aplomb de la brèche : une grande longueur de 40 m en IV avec un pas de 5a protégé par un piton. Relai sur piton à la brèche.
Variante 2 # Traversée du Pain de Sucre par son arête SW
De la Porte Vouilloz, atteindre facilement une plateforme caractéristiques là où l’arête SW du Pain de Sucre se redresse fortement (relai à installer au sol sur la plateforme). De là, traverser 1 m à droite du faîte et monter verticalement sur 10 m (5a raide et très expo, difficile voire impossible de protéger). La paroi se couche un peu (possibilité de protéger avec friends moyens), monter encore un peu verticalement puis partir en ascendance droite sur quelques mètres (micro lunule pas facile à voir, prévoir une sangle fine en dyneema ou une cordelette de 5mm maximum). Après la traversée, monter tout droit suivant un système de fissures verticales en 5a/b, ou traverser un peu plus à droite vers une sorte de fissure/cheminée (de visu un peu plus facile mais attention au tirage). Atteindre alors facilement le sommet du Pain de Sucre (longueur de 45 m, relai à installer sur les blocs au sommet, relai intermédiaire facultatif à installer après la traversée en dalle). Du sommet du Pain de Sucre (env. 2646 m), descendre facilement à la brèche par quelques pas de II.
Variante 3
Contourner l’arête du Pain de Sucre par la gauche et attaquer au milieu de sa face par une vire remontant main gauche. Un pas délicat se situe sur un verrou formé par un bloc de 2 m vertical au milieu de cette vire. (Prévoir un ou deux points de protection). Ensuite escalader vertical jusque sous le sommet du Pain de Sucre. Descendre alors facilement à la brèche par quelques pas de II.
De la brèche, atteinte par l’une des variantes ci-dessus, monter une trentaine de mètres suivant un système de fissures et vires assez faciles en versant S, contourner la tête d’un ressaut vertical par le versant N, et atteindre la plateforme au-dessus (relai sur spits sur un gros bloc). Quelques pas sur de gros blocs mènent à l’arête, aérienne, qu’on suit sans difficulté particulière jusqu’à la Pointe Vouilloz (2672 m). Du sommet, on descend vers le NE en suivant l’arête jusqu’à un cairn (un petit passage sur une vire à gauche mérite une assurance attentive - rive très étroite, petites prises de main - avec un bon béquet à son départ). Depuis le cairn, soit désescalader un système de petites vires en zigzaguant dans le flanc N (facile mais exposé) jusqu’à atteindre l’Enclave des Perrons, soit continuer à suivre l’arête encore une quelques dizaines de mètres jusqu’à un relai chaîné qui permet d’effectuer un rappel de 25 m déposant directement à l’Enclave des Perrons (env. 2605 m).
Traversée du Grand Perron
Depuis l’Enclave des Perrons, une grande longueur d’abord en IV (on croise un relai de rappel sur spits) puis plus facile amène au pied d’une dalle/dièdre couchée. Remonter la dalle (III+ assez fin) pour arriver au pied d’une profonde faille. Faire relai au pied de la faille et laisser les sacs car il faudra les hisser. Par un pas physique en IV, s’introduire dans la cheminée et la remonter en suivant d’abord son milieu puis son fond (très étroit mais bonnes marches pour les pieds, plus impressionnant que difficile). On passe sous un gros bloc et on débouche sur une petite terrasse. De là, on peut soit poursuivre directement par une fissure/dièdre qui conduit à un grand replat (relai sur spit à l’extrémité gauche du replat) ou escalader le petit mur directement au-dessous du relai (pas un peu expo en 5a protégeable avec un câblé moyen/grand). Depuis le relai sur spits, hisser les sacs. Variante Carmichael-Charlet : On peut éviter la faille en contournant l’arête (avant la dalle) par la droite pour remonter le long d’une fissure s’orientant vers la droite sur 2 m puis montant tout droit sur environ 5 m à gauche d’un joli toit (5c/6a, pas d’équipement en place). Depuis le replat, gravir la tour suivante d’abord par une fissure à droite, puis par une cheminée facile mais physique (IV, relai sur scellement et lunule artificielle en haut du dièdre. De là, continuer à suivre l’arête sans difficulté particulière jusqu’au sommet du Grand Perron (2674 m). Du sommet, continuer à suivre l’arête vers le NE (aérien, à un certain moment on peut aussi emprunter un sentier un peu en contrebas à droite du fil). À un certain point, l’arête dévie légèrement vers la droite, et quelques dizaines de mètres plus tard une dalle couchée à désescalader donne accès à une petite brèche (on peut éviter la dalle en désescaladant le flanc S de l’arête avant la dalle). Poursuivre en restant proche de l’arête et en franchissant quelques petits ressauts avant d’arriver à proximité de l’Aiguille du Van S. Si on ne souhaite pas traverser ce sommet, le contourner par la gauche par des traces dans des pentes herbeuses et remonter à la brèche entre les deux Aiguilles du Van (env. 2535 m).
(Facultatif) Traversée des Aiguilles du Van S et N
En descendant du Grand Perron, avant d’effectuer la traversée sous l’Aiguille du Van S décrite précédemment, atteindre facilement la brèche au SW de ce sommet. En gravissant un dièdre/cheminée évident juste à gauche de l’arête (III), on atteint le sommet de l’Aiguille du Van S (2578 m). Du sommet, on descend en désescaladant l’arête N (pas de III, rocher très délité dans sa partie inférieure) pour atteindre la brèche séparant les deux Aiguilles du Van. De là, on monte facilement au sommet N d’abord par son arête S, d’abord en ascendance gauche, puis droite, puis à nouveau à gauche (II+/III). Du sommet (2572 m), revenir à la brèche par le même itinéraire. Variante : on peut aussi envisager de descendre l’arête NE de l’Aiguille du Van N, pour rallier le chemin de retour quelques centaines de mètres plus bas dans les combes d’éboulis. /!\ Des rappels (équipement ?) semblent nécessaires.
Retour à Émosson depuis la brèche séparant les deux Aiguilles du Van.
De la brèche, descendre S un couloir terreux parsemé d’éboulis (casque conseillé) puis suivre des traces vers la gauche pour rejoindre une vire herbeuse sous le sommet N des Aiguilles du Van. Le sentier descend alors vers la droite pour prendre pied dans les pentes d’éboulis de la combe au-dessous que l’on descend (traces) jusqu’à un premier ressaut. Franchir le ressaut et atteindre une deuxième pente d’éboulis, que l’on descend (traces) jusqu’à son bord inférieur en rive droite. Une sente (cairns) mène à un deuxième ressaut, plus imposant. Franchir le ressaut d’abord vers la gauche puis en revenant vers la droite (quelques pas de II à désescalader, on trouve régulièrement des spits et cordes fixes). Au pied du ressaut, suivre le sentier entre les rhododendrons (cairns) qui descend plutôt vers la droite en direction du sentier de la Loriaz qui ramène alors au barrage d’Émosson.

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