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Jour 1 : Traversée des arêtes de Rochefort # 6 à 8h
Du refuge Torino]] (3370 m) ou de la [[waypoints/104447|pointe Helbronner (3462 m), traverser le glacier du Géant en laissant à droite les Aiguilles Marbrées jusqu’au pied de la “gencive” de la Dent du Géant. Prendre les rochers à gauche d’un petit couloir (ou le couloir lui-même, s’il est en neige). Suivre ensuite les traces d’usure sur la roche (quelques passages de III) jusqu’à la “salle à manger” (pied de la Dent du Géant). S’engager alors sur le fil neigeux aérien et ourlé et, toujours par l’arête, gagner le pied de l’Aiguille de Rochefort, dont on atteint le sommet (4001 m) par un couloir de rochers brisés à droite (quelques relais en place).
Du sommet de l’Aiguille de Rochefort, descendre facilement sur la grande selle neigeuse. Laisser le Mont Mallet à gauche et, par une arête effilée et une longue traversée ascendante, rejoindre les rochers sommitaux du Dôme de Rochefort, que l’on escalade jusqu’au sommet (4015 m). Attention ici à la mauvaise qualité du rocher en présence de plusieurs cordées (chutes de pierres).
Depuis le sommet du Dôme de Rochefort, une désescalade assez facile suivie d’une grande arête de neige mène à un premier gendarme. Le gravir versant N sur des rochers raides, puis versant S en suivant une étroite vire qui s’amenuise. Plus loin, un premier rappel de 20 m (relais sur spits inox chaînés derrière un gros bloc) dépose sur un épaulement rocheux plus ou moins horizontal. Suivre facilement l’épaulement sur une vingtaine de mètres jusqu’à trouver un deuxième relai sur spits inox chaînés. Avec un rappel de 20 m, on rejoint alors une brèche assez étroite. Remonter les rochers opposés et suivre l’arête jusqu’à dominer le col des Grandes Jorasses. Descendre par 5 à 6 rappels de 20-25 m au col des Grandes Jorasses où se trouve le bivouac Canzio (relais sur spits inox chaînés, le premier est situé sur une dalle au sommet de la dernière “pointe” avant le col, depuis le 4e tirer à droite en direction du bivouac).
Jour 2 : Traversée des Jorasses # 8 à 10h
Du bivouac Canzio (3825 m), remonter les premiers mètres de l’évident couloir de neige rayant verticalement la face W de l’avant-sommet de la pointe Young. Passer un piton orange avec cordelette (en rive droite du couloir), monter encore quelques mètres puis traverser horizontalement à gauche sur 25 m jusqu’à un relai sur spits inox reliés (4b, on passe un relai sur pitons). En deux longueurs de 20-25 m dans un système de fissures assez évident plutôt vers la gauche (passages en V, quelques pitons, deux relais sur spits inox reliés), rejoindre une vire légèrement ascendante sur la gauche. Suivre la vire sur une quinzaine de mètres jusqu’à basculer derrière un gros bloc (spit avec maillon juste au-dessus du bloc). En ascendance gauche dans du terrain mixte et délité, passer deux côtes rocheuses peu prononcées (sur chaque côte on trouve un spit avec cordelette, chaque spit à 20-25 m du précédent) puis remonter tout droit jusqu’à buter sur des rochers raides. Les escalader au mieux en ascendance droite (rocher parfois délité) jusqu’à l’arête qui mène à la pointe Young. Suivre alors l’arête (d’abord versant NW puis sur le fil) jusqu’au sommet de la pointe Young (3996 m).
Du sommet de la pointe Young, par une courte désescalade dans le flanc N puis un rappel de 20 m (relais sur béquet bien visible depuis le sommet) descendre à une brèche très aérienne (relais sur pitons à la brèche). Grimper l’arête au-dessus du relais (un pas de V au départ) sur une quinzaine de mètres jusqu’à une bonne terrasse (relais sur béquet). Traverser alors versant S sur des vires assez évidentes (mais en rocher parfois douteux) jusqu’à basculer derrière une côte rocheuse prononcée. Faire un rappel de 15 m (relais sur béquet, évt. désescalade) qui dépose dans un couloir. Le traverser puis passer (au plus facile) la petite côte rocheuse qui permet d’atteindre l’évident couloir/cheminée en ascendance droite rayant le versant W de la pointe Marguerite. Remonter ce couloir/cheminée sur 2 longueurs jusqu’à une petite brèche, puis remonter la fissure/dièdre qui mène à la brèche entre les 2 sommets de la pointe Marguerite (4c).
Variante de la Pointe Marguerite (permet d’éviter le couloir cheminée expo si sec) : peu avant le rappel de 15 m indiqué ci-dessus, rejoindre l’arête faîtière par un dièdre demandant de la vigilance puis en meilleur rocher. Poursuivre le fil jusqu’à un rappel sur sangle (5-6 m). Atteindre la pointe Marguerite par une longueur aérienne : remonter un système de fissures rayant des dalles grises (câblé coincé, piton avec maillon, puis passage en “râteau de chèvre”) puis une belle fissure et dièdre, relais sur becquet au sommet (V à V+).
Contourner le ressaut raide de l’arête W par le versant N pour atteindre facilement le sommet principal (4065 m). Du sommet de la pointe Marguerite, suivre à la descente le fil de l’arête (passages aériens) jusqu’à la brèche précédant la pointe Hélène. Le cheminement est assez évident (passages de III, 1 ou 2 petits rappels éventuels). Par le fil de l’arête (raide mais facile), gagner rapidement le sommet de la pointe Hélène (4065 m). Descendre de la pointe Hélène en restant toujours sur le fil (passages aériens), contourner le gendarme qui suit la brèche caractéristique par le S (vires terreuses), puis monter en direction de la pointe Croz en restant généralement sur le fil de l’arête qui devient plus large et parfois neigeuse. Le dernier bastion rocheux avant la pointe Croz s’escalade en versant S (III) jusqu’au sommet (4110 m). De la pointe Croz, suivre l’arête, initialement rocheuse puis neigeuse ou mixte, en restant plutôt en versant S jusqu’à la pointe Whymper (4184 m). De la pointe Whymper, suivre l’arête en direction de la pointe Walker puis descendre une pente neigeuse assez raide pour atteindre une selle neigeuse, puis remonter facilement la pente de neige jusqu’au sommet de la pointe Walker (4208 m).
Descente : Voie normale des Grandes Jorasses # 4 à 5h jusqu’au refuge Boccalatte
Initialement il y a deux options :
Descente directe depuis la pointe Walker (plus rapide mais exposée aux chutes de séracs) : De la pointe Walker, descendre vers le S en visant l’éperon mixte en dessous. Désescalader l’éperon (passages en III) puis l’arête neigeuse qui suit jusqu’au bord gauche du plateau glaciaire sous le grand sérac. Traverser (rapidement…) le plateau glaciaire jusqu’à un petit épaulement des rochers Whymper (éperon rocheux qui descend vers le SW depuis la pointe Whymper), où l’on trouve un relais de rappel (spits inox chaînés, cairn).
Par les rochers Whymper (plus sûr mais plus long) : De la pointe Walker, revenir vers l’W (sans remonter à la pointe Whymper) et traverser pour rejoindre au mieux le fil des rochers Whymper. Descendre longuement en restant sur le fil, contourner un passage raide (dalle orange) par la droite (1 rappel), ensuite revenir sur le fil par des vires et continuer en désescalade jusqu’à un petit épaulement où l’on trouve un premier relai de rappel (spits inox chaînés, cairn).
Les deux options se rejoignent ici.
Descendre alors les rochers Whymper vers la droite par 4 rappels de 20-25 m (relais sur spits inox chaînés sauf le dernier qui est sur sangle). Traverser au mieux le glacier suivant (parfois appelé couloir Whymper) et rejoindre les rochers du Reposoir (côte rocheuse en rive droite du glacier). Selon l’état du glacier cette traversée peut être compliquée et exposée à des chutes de séracs. Désescalader les rochers du Reposoir en restant sur le fil (quelques passages neigeux, parfois évitables par la gauche). Le pied des rochers, plus raide, peut se descendre par 6 rappels (relais sur spits inox chaînés, tirer sur la droite à la descente sauf pour le dernier rappel non chaîné mais sur cordelette rouge (2018) à gauche).
Une fois sur le glacier de Planpincieux, descendre au mieux entre les crevasses en passant à droite du rognon de la Bouteille. Au pied du glacier suivre les cairns jusqu’au refuge Boccalatte (2804 m). Le refuge est placé derrière un dôme rocheux et n’est visible qu’à la dernière minute !
Du refuge, un sentier raide équipé de cordes fixes mène à Planpincieux (1580 m, 1h30 à 2h).

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