Voie Cassin - Piz Badile - Engadine - Disgrazia - Suisse

Voie Cassin

Altitude min / max1904m / 3305m
OrientationNE
Type d'itinéraireTraversée
ÉquipementEquipamiento viejo quitando las reuniones. Los guías locales han espitado muchas de las reuniones de los largos difíciles, lo cual la hace segura por la mucha gente que pueda haber (a veces 10 cordadas, entre 3 y 5 personas en las reuniones...). Muchos pitones que tienen entre 20 y 30 años. Fisureros indispensables : un juego completo de friends (sobre todo #2 y #3). Normalmente, opasa sin crampones ni piolet si el acceso y la bajada son bastante secos (preguntar al refugio).
Source

Details

Approche

Le départ de la voie peut être atteint depuis le glacier du Cengalo (attaque originale) ou depuis le pied de l’arête N (attaque directe). L’attaque directe est plus rapide et, par bonnes conditions, ne nécessite pas l’équipement de glacier. Cependant, en début d’été, les névés présents sur les vires de l’attaque directe peuvent être dangereux et présenter l’aspect de séracs. Dans ce cas, privilégier l’attaque originale.

Attaque originale # 2h30 à 3h

Depuis la cabane Sasc Furä ou la cabane Sciora, atteindre le glacier du Cengalo (vadrec dal Cengal) en suivant le sentier de randonnée alpine marqué blanc/bleu (depuis Sasc Furä, il faut franchir le col Viale, P. 2266). Remonter le glacier au mieux jusqu’à environ 2500 m en faisant attention aux crevasses et aux chutes de pierres et de glace. À cette altitude, on devine un système de vires traversant en ascendance droite la face NE du Piz Badile. Le départ de ces vires est situé environ 100 m à droite du grand couloir à l’aplomb du sommet. Suivre ces vires, assez faciles, mais exposées, et sur lesquelles peuvent se trouver des névés. À la fin de ces vires, franchir deux dièdres/cheminées (III+) qui permettent d’atteindre le sommet d’un pilier très marqué. La première longueur originale de la voie (fissure avec deux vieux pitons bien visibles) se trouve juste au-dessus. Une dizaine de mètres plus à droite se trouve le célèbre dièdre Rébuffat, première longueur “alternative” un peu plus facile, mais très élégante (béquet avec sangles/cordelettes au pied du dièdre).Sept 2023 : Le glacier à l’attaque à disparu, reste juste sa partie gauche (en regardant la face).

Attaque directe # 2h à 2h30

Depuis la cabane Sasc Furä ou la cabane Sciora, suivre le sentier de randonnée alpine marqué blanc/bleu jusqu’au col Viale (P. 2266). Ensuite, suivre au mieux l’épaule qui mène au pied de l’arête N du Piz Badile en se tenant sur sa droite (sente, nombreux cairns). Atteindre la brèche évidente derrière la pointe cotée 2589 m, descendre dans la face NE par un petit couloir (désescalade exposée ou rappel), puis traverser l’évidente vire horizontale en évitant au mieux les névés. Idéalement, on cherchera à passer entre les névés et la paroi plutôt que sur les névés (ou au-dessous) car ceux-ci peuvent glisser sur les dalles à tout moment. Franchir une cheminée (III) qui permet d’atteindre le célèbre dièdre Rébuffat, première longueur “alternative” au départ original, un peu plus facile, mais très élégante (béquet avec sangles/cordelettes au pied du dièdre). Une dizaine de mètres plus à gauche se trouve la première longueur originale de la voie (fissure avec deux vieux pitons bien visibles).

Voie # 6h à 9h

[p] L#1 | 5c | 50 m | Franchir la fissure (pitons) et passer à droite d’un petit surplomb (25 m, relai intermédiaire sur pitons possible). Continuer droit dans les dalles juste au-dessus. R#1 (1 spit) au début de la grande fissure en ascendance gauche. L#1bis | 5a | 50 m | Remonter le dièdre Rébuffat. À la fin du dièdre, partir en ascendance gauche. R#1bis (1 spit) au début de la grande fissure en ascendance gauche. L#2 | 4a | 50 m | Suivre la fissure en ascendance gauche au plus simple jusqu’au relai. R#2 (1 spit). L#3 | 4a | 50 m | Continuer à suivre la fissure en ascendance gauche au plus simple. Passer facilement derrière une grande écaille, et par un pas aérien, atteindre le relai. R#3 (1 spit). L#4 | 5c+ | 30 m | Monter quelques mètres et franchir le dièdre en ascendance gauche (plusieurs vieux pitons). R#4 (2 spits) sur les dalles environ 5 m à gauche du dièdre. L#5 | 5b | 30 m | Monter verticalement dans les dalles juste au-dessus (bonnes réglettes) puis suivre les écailles évidentes jusqu’au relai. R#5 (2 spits) à gauche des écailles. Le premier bivouac Cassin se trouve en haut à droite du relai. L#6 | 5a | 55 m | Suivre la fissure en ascendance gauche (facile), franchir verticalement des gradins à gauche de 2-3 petits surplombs (quelques vieux pitons) puis partir en ascendance droite vers une sorte de couloir peu marqué. R#6 (2 spits) visible seulement à la fin de la longueur. Avec une corde de 50 m, effectuer les derniers 5 m à corde tendue ou effectuer un relai intermédiaire sur pitons ou coinceurs. Attention à bien gérer le tirage ! L#7 | 5a+ | 50 m | Remonter les écailles à gauche (raide mais avec de bonnes prises). Après les écailles, partir en légère ascendance gauche. R#7 (1 spit et 1 piton) difficilement visible. L#8 | 4a | 90 m | Grande longueur facile qui mène à la vire médiane (cengia mediana), la grande vire au centre de la face qui peut présenter un névé. Monter au mieux vers le grand toit/écaille en forme de “7” très caractéristique qu’on voit clairement depuis R7. Avancer à corde tendue ou effectuer un relai intermédiaire. R#8 (2 spits) au départ du dièdre, dans une espèce de niche environ 8 m au-dessus de la vire médiane.

Remarque : L7 et L8 peuvent être franchies plus à droite dans une espèce de couloir devenant de plus en plus une gorge. C’est plus facile, mais le rocher est nettement moins bon (danger de chute de pierres sur les cordées au-dessous ; on y trouve quelques pitons).

L#9 | 6a | 50 m | Remonter le dièdre sur 20 m (physique, quelques pitons) puis le quitter par la droite (pas aérien). Attention à ne pas continuer plus haut dans le dièdre même s’il y a d’autres pitons ! Ensuite, monter en ascendance droite (itinéraire évident, nettement plus facile). R#9 (2 spits et 1 piton) visible seulement à la fin de la longueur. L#10 | 5b+ | 45 m | Remonter les écailles au-dessus (plusieurs pitons) et sortir en ascendance droite pour atteindre le relai. R#10 (2 spits). L#11 | 5c+ | 50 m | Remonter le premier dièdre, passer sous le toit, puis remonter la suite du dièdre (plusieurs pitons, assez soutenu). R#11 (2 spits) tout droit au-dessus de la sortie du dièdre. L#12 | 5a | 50 m | Monter quelques mètres, suivre la fissure vers la gauche, puis monter tout droit en restant légèrement à gauche d’une espèce de pilier (deuxième bivouac Cassin). R#12 (1 spit et 1 piton) se trouve environ 10 m au-dessus de la tête du pilier. L#13 | 5a | 75 m | Monter une vingtaine de mètres verticalement puis en ascendance droite en suivant l’évidente fissure qui se transforme en cheminée (quelques pitons). Longueur souvent partiellement mouillée. Avancer à corde tendue ou effectuer un relai intermédiaire sur pitons. R#13 (2 spits) au début de la cheminée en forme de “V”. L#14 | 5b | 45 m | Remonter la cheminée en forme de “V” (quelques pitons) soit en restant plutôt à l’extérieur (facile mais presque impossible à protéger), soit en ramonage (assez pénible, notamment à cause du sac). C’est une longueur bizarre, et selon l’aisance dans ce genre de grimpe elle pourrait être facilement cotée entre 4a et 6a… R#14 (2 spits) très confortable sur une terrasse dans la cheminée. L#15 | 5b | 45 m | Remonter la cheminée qui devient de plus en plus raide (quelques pitons, bonnes prises dans les passages raides). R#15 (2 spits) confortable sur une terrasse dans la cheminée. L#16 | 5a+ | 50 m | Sortir de la cheminée qui devient de moins en moins raide puis partir un peu à droite. R#16 (2 spits) environ 5 m à droite de l’axe de la cheminée. L#17 | 5a | 50 m | Monter en légère ascendance gauche (quelques pas sur une dalle incrustée de quartz), puis suivre la cheminée/dièdre jusqu’au relai. R#17 (2 spits). L#18 | 4c | 35 m | Continuer dans la cheminée/dièdre jusqu’à sortir sur l’arête N (1 spit), puis suivre l’arête sur 15 m (encore 1 spit) jusqu’au relai. R#18 sur un grand anneau scellé (“Muniring”).

De là, suivre l’arête N jusqu’au sommet du Piz Badile (compter 45min à 1h sur l’arête). La dernière grosse dent avant le sommet peut être contournée par une vire sur son versant NE.

Descente

On descend soit vers le S (par la voie normale italienne), soit en désescalade/rappel le long de l’arête N.

Voie normale italienne à la descente # 2h à 3h du sommet au refuge Gianetti

Depuis le sommet, descendre le grand couloir exposé au S sur environ 200 m par une sente et des passages en désescalade assez exposés. Selon les conditions du terrain et la fatigue, il est possible de descendre cette section presque entièrement en rappel : juste au-dessous du sommet se trouvent 2 premiers rappels sur béquets, puis on peut enchaîner encore 12 ou 13 micro-rappels (5 premiers rappels, petite marche vers l’W, puis 7-8 derniers rappels, tous entre 10 m et 25 m). En fonction de la longueur de corde utilisée, on peut doubler (voire tripler) certains rappels, en faisant toutefois attention à ne pas coincer la corde. Les relais, certains un peu vétustes, sont bien visibles ou marqués par des marques rouges. La fin des rappels correspond à l’endroit où l’on doit quitter le couloir, endroit qui est bien indiqué par des flèches.

De là, suivre la sente qui, après une centaine de mètres de distance, remonte d’environ 15 m (bien marqué, attention à ne pas suivre les “fausses” traces qui continuent à descendre) puis descente/désescalade raide jusqu’à une croix de fer qui n’est visible qu’au dernier moment. Depuis la croix, rappel vertical de 25 m, puis 10 m de désescalade facile, puis rappel de 25 m jusqu’à la fin des difficultés. De là, suivre les traces et cairns jusqu’au refuge Gianetti.

Du refuge Gianetti, on revient à la cabane Sasc Furä par les cols Porcellizzo et Trubiscana en 4h30 à 5h30 de randonnée alpine. Selon les conditions, crampons et piolet peuvent s’avérer indispensables pour franchir ces cols en sécurité (bien se renseigner auprès des gardiens des refuges).

Arête N à la descente # 5h à 7h du sommet à la cabane Sasc Furä

Depuis le sommet, désescalader et tirer des rappels le long de l’arête N jusqu’à son pied. En tout, ça fait plus de 800 m de dénivelé, mais le développement dépasse 1 km… c’est donc une deuxième course, et le risque d’y passer la nuit si on ne connait pas l’itinéraire est élevé. Depuis le pied de l’arête N, on atteint la cabane en suivant en sens inverse l’attaque directe de la voie.

Retour du refuge Gianetti à Bondo par les transport en commun

Du refuge, descendre aux Bagni di Massino en 1h30 à 2h. Attention, l’arrêt de bus n’est pas dans les bâtiments des bains désaffectés mais un peu plus loin, sur la route qui va à San Martigno, passé le pont. La ligne régulière propose un bus à 9h45 et 13h45. Pour 4 Euros/personne, il permet de descendre à la gare de Morbegno (terminus). Ensuite, par le train, on rejoint Colico où l’on prend une correspondance pour Chiavenna: 1h à 2h pour 5,60 Euro/personne. A la gare de Chiavenna, prendre un bus postal Suisse (9,60 Euro/personne) jusqu’à Promontogno et de là en 5min à pied jusqu’à Bondo.

Creative Commons logo

Le texte et les images de cette page sont disponibles
sous la license Creative Commons CC-by-sa.

download-card-background

Télécharge l’appli Whympr pour voir cet itinéraire en 3D.

  • Recherche d'itinéraires (100 000)
  • Retours communautaire
  • Prévision météo
  • Bulletin d’avalanche
  • Carnet de course
  • Création de traces
  • Carte topographique (dont IGN)