Pilier E - Trois Dents du Pelvoux - Écrins - France
Altitude min / max1845m / 3683m
OrientationE
Équipement glaciaire nécessaire
ÉquipementUn pequeño juego de fisureros , un juego de friends (unos 8 , hasta Camalot 3) 1 pitón de 'U', 3 láminas, martillo rápel 2×50 m imprescindible (rápeles de bajada) muchas cintas de tamaños variados
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Approche depuis le pré de Madame Carle (1845 m)

Se garer au niveau du pont du Ban et suivre le torrent de Saint-Pierre jusqu’à l’aplomb du ravin de la Neyre que l’on remonte par un sentier raide qui vient se perdre dans les arbustes. On rejoint ainsi une vire que l’on traverse sur plusieurs centaines de mètres pour redescendre d’une bonne centaine de mètres de dénivelée, bonne trace. Il s’en vient croiser le sentier habituel de la traversée du Pelvoux. Suivre alors celui-ci par des lacets assez serrés et aboutir sur le névé Pelissier, qui est un glacier (passage sur la moraine ou à gauche dans des névés). Il est possible de bivouaquer ici, l’un des meilleurs emplacements de bivouac se situe sur un des derniers affleurements rocheux vers 2800 m, sur la moraine (3h à 4h)

(Approche possible par la vire d’Ailefroide, traversée du Pelvoux en sens inverse)

Itinéraire # 10h à 13h

Remonter le névé Pélissier jusqu’au point le plus bas à gauche de la goulotte Marie-Pascale, environ 100 m à gauche d’une barre rocheuse, 30 m environ à gauche de deux gros toits obliques. Repérer une rampe blanchâtre qu’on va traverser vers la droite pour rejoindre une terrasse d’éboulis (névé), environ à 80 m au-dessus du névé. On attaque dans un vague dièdre en rocher gris à tâches noires, très compact.

Il est possible de contourner le socle en remontant la dernière barre rocheuse de l’itinéraire de la traversée du Pelvoux : remonter au mieux la barre rocheuse en haut du névé Pélissier, plutôt à gauche. En haut de la barre, remonter en ascendance à gauche jusqu’à un replat (bivouacs en place s’il n’y a pas de neige). De là, traverser vers la gauche en légère descente pour rejoindre une terrasse d’éboulis (ou névé suivant la saison). Descendre au mieux jusqu’à l’étage inférieur de la terrasse, jusqu’au pied d’une fissure/dièdre assez évidente, à 10 m à droite environ de l’extrémité gauche de la terrasse.

Remonter des rampes ascendantes vers la droite pendant 50 m (III/IV). On voit deux dièdres, remonter celui de gauche (IV+) puis continuer en traversant à droite (IV), en remontant une courte cheminée ouverte, rocher moyen. On passe par un relais sur deux pitons jaunes, puis un piton. On traverse encore 50 m sous un pilier très raide pour rejoindre une grande terrasse d’éboulis (névé résiduel) (1h).

L’itinéraire est ensuite assez direct. Prendre une fissure-dièdre (IV+), on rejoint un pilier qu’on remonte par son flanc droit (50 m, relais possible sur un bon béquet), avec un court dièdre-cheminée (IV) jusqu’à une terrasse au sommet d’un gendarme. S’ensuit un pas exposé et raide (bonnes prises) sur un bombement grisâtre (V+), un piton à 5 m de la terrasse, écailles fragiles. Puis un court dièdre-cheminée (IV/V) mène à un bon relais (2 pitons, 50 m depuis le béquet précédent, 15 m depuis la terrasse du gendarme). On traverse alors 10 m à gauche (1 piton dans la traversée) pour rejoindre un dièdre assez lisse (6a, 4 pitons, V+/A1 possible). Remonter le dièdre bien garni de pitons puis continuer droit puis légèrement à gauche dans du terrain facile (III / IV) jusqu’à un relais sur pitons (45 m depuis le relais précédent, attention au tirage) (2h à 3h).

Continuer droit sur 50 m environ, puis traverser à droite sur 10 m ou remonter en ascendance à droite dans des dalles (IV) sur 60 m environ, puis éviter un petit toit largement en dessous à gauche pour atteindre un pilier fracturé à gauche, en rocher rouge. Le remonter sur une centaine de mètres, on atteint une arête sur laquelle on traverse quelques gendarmes (IV), on peut aussi remonter droit devant un vague couloir sur le flanc droit de l’arête. On voit une rampe ascendante à droite, chargée de cailloux. La suivre sur 30 m, on passe un éperon entre temps. Remonter un dièdre assez raide (IV+), puis atteindre un magnifique mur rouge (IV+/V, rocher compact mais prisu comme au Rouget). (3h à 4h)

L’itinéraire est maintenant assez clair ; il faut remonter au mieux le pilier rouge qui se transforme en arête. Sur le fil, nombreux passages de IV/V, on peut contourner un gendarme de 15 m de haut par la droite (anneau de rappel sur piton au sommet de ce gendarme, rappel de 10 m). Attention au rocher après ce gendarme : traces d’éboulement récent en septembre 2018. Les autres gendarmes sont beaux mais souvent évitables, on grimpe aussi une courte dalle obligée (V). On poursuit alors jusqu’au sommet, avec plusieurs ressauts qui cachent longtemps le sommet. (4h à 5h)

Descente

Du sommet, on peut descendre directement sur le glacier (mixte peu raide, 2 rappels sur anneaux possibles, environ 70 m pour franchir la rimaye), ou traverser les dents à gauche (S) en suivant le fil pour atteindre une selle neigeuse (solution facile et rapide si le rocher est sec).

La descente s’effectue ensuite par le glacier des Violettes sur l’itinéraire de la traversée du Pelvoux (compter au moins 2h pour rejoindre le bivouac puis encore 2h pour revenir à votre point de départ). On peut aussi remonter le glacier pour atteindre le débouché du couloir Coolidge si le glacier des Violettes est trop crevassé.

Détail de la descente : Descendre le haut du glacier des Violettes en se tenant en son milieu, le suivre versant E jusqu’au niveau d’énormes crevasses.

Rejoindre en rive gauche du glacier une crête qui le sépare en deux, passer versant N de la crête, descendre à pied et trouver le premier anneau de rappel (45 m) ou le deuxième, plus bas (25 m). Puis, rejoindre de nouveau la crête rocheuse et la descendre à pied sans crampons jusqu’à 3200 m (un gros caillou versant N) ; de là, désescalader 45 m (un anneau d’assurance sur pitons au milieu) jusqu’à une brèche d’où part un couloir d’éboulis versant S (rappel : 50 m + 20 m ou désescalade) qui rejoint le replat 3100 m du glacier. Le traverser très rapidement (séracs) en direction de la base de l’arête E des Trois Dents du Pelvoux.

Descente dans le couloir de gauche. On trouve : 3 pitons + anneaux pour un rappel de 50 m, ou bien désescalade délicate. Prendre pied sur le névé que l’on descend jusqu’au sommet d’une barre. Descente sur la droite puis rappel possible dans une gorge ou, mieux, rappel de 30 m à gauche du premier, en bordure d’une cascade.

Descendre le névé Pélissier rive gauche jusque vers 2500 m, rejoindre alors la crête morainique pour récupérer une très raide sente versant E. Vers 2200 m, on peut bifurquer à gauche pour revenir au pont du Ban, ou un peu à droite pour rejoindre la vire d’Ailefroide (dangereux en cas de pluie, ou d’arrivée nocturne).

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