
Details
Approche # 860 m 1h45 environ
Possibilité d’accéder en véhicule dans le Val d’Arpette jusqu’aux chalets à 1675 m (parcage possible pour quelques véhicules). De là, suivre la piste carrossable (utilisable seulement par des véhicules tout terrain et fermée en période d’estivage) jusqu’au pt 1822 m où elle vire à gauche en direction du sommet de La Breya (poteau indicateur). À partir de ce point, prendre le sentier qui mène à La Fenêtre d’Arpette, le suivre jusque passé les rochers de La Barme et au pt 2143 m, le quitter sur la gauche pour suivre celui qui se dirige vers le fond du Val d’Arpette et les Ecandies. Continuer jusqu’à la cote 2500 m ou le sentier longe une haute barre rocheuse. La voie démarre quelques mètres après le point le plus bas de cette face rocheuse. Comme on repasse au pied de la voie au retour, on peut y laisser du matériel.
Voie
La voie se découpe en 3 “étages” bien individualisés. Le premier et le deuxième sont séparés par une marche facile d’une centaine de mètres, quasi à plat. Le deuxième et le troisième sont reliés par une longueur avec un peu d’escalade au début et une traversée herbeuse ensuite.
L# |5b| | Globalement, grimper tout droit depuis le départ, jusqu’à une petite terrasse. Longueur d’une bonne quarantaine de mètres, plutôt soutenue dans la cotation proposée. L# |5b| | Depuis le relais, traverser en ascendance vers la gauche sur une quinzaine de mètres, se rétablir sur la grande terrasse au-dessus et la traverser vers la gauche jusqu’à R2.
L# |6a>5cA0| | Démarrer droit au-dessus du relais, puis légèrement vers la droite avec un pas plus fin en dalle. Ça continue tout droit ou légèrement sur la droite, jusqu’aux derniers mètres où l’on revient sur la gauche pour atteindre la niche de R3. Grande longueur de plus de 40 m assez soutenue dans le 5c.
L# |5c| | S’engager dans la cheminée facile au-dessus du relais. Un premier ressaut raide et athlétique se franchit en allant chercher sur sa droite la fissure horizontale qui le surmonte. L’utiliser pour revenir vers la gauche. Franchir un second passage raide qui mène sur la gauche à des dalles couchées mais offrant des pas d’escalade fins sur les pieds. Un dernier court mur raide mais prisu mène à une terrasse qu’on traverse pour trouver R4 au début de l’arête sommitale du premier ressaut. Longue longueur de 50 m où la gestion du tirage peut avoir son importance. L# |4b| | Contourner le ressaut vertical du début de l’arête par des dalles/petits murs sur sa droite, suivre ensuite le fil et contourner une dernière proéminence en descendant un peu sur sa droite et escalader un petits ressaut de blocs enchâssés au sommet duquel se trouve le relais. Marcher ensuite une centaine de mètres vers la droite, jusqu’au pied de la deuxième partie de la voie. L# |4b| | La longueur démarre dans une zone de rocher clair, juste avant une ravine et un couloir encaissé qui sépare la deuxième partie de la voie de l’édifice sommital. Escalader des dalles couchées jusqu’à la fin de la zone de rocher clair et trouver R6 à une petite niche sur la droite, au-dessus du couloir mentionné ci-avant. L# |5a| | Gravir le petit dièdre au-dessus du relais, puis franchir un petit mur raide grâce à une bonne fissure. La suite jusqu’à R7 n’est pas équipée sur une quinzaine de mètres. La difficulté est modérée (III-IV) et il y a moyen de se protéger (friends, sangles). L# |4b| | Gravir au mieux une zone facile (II+) mais non-équipée sur une vingtaine de mètres (possibilités de rajouter des protections), gravir une dalle (2 spits) qui mène au fil de l’arête et suivre cette dernière jusqu’à R8 (un seul spit à coupler avec une sangle sur becquet). L# |4c| | Suivre le fil facile de l’arête d’abord à plat, puis en descente, monter vers un bloc (1 spit), le franchir sur sa droite (court passage de 4c) et trouver R9 sur un autre gros bloc au-dessus. L# |3c| | Il s’agit de la longueur de liaison vers la 3e partie de la voie. Ne pas s’engager tout de suite dans la zone herbeuse par la gauche, mais emprunter les rochers au-dessus du couloir à droite (2 spits peu visibles du relais) puis traverser plus ou moins à niveau la zone herbeuse à main droite sur environ 35 m (1 spit dans un rocher dans la traversée) jusqu’à R10 à la base de l’édifice sommital. L# |5b+| | Après une courte traversée à droite en début de longueur, monter d’abord tout droit, puis légèrement à droite jusqu’à atteindre la rive droite d’une sorte de petit couloir. Le traverser à main droite et franchir un dernier passage vertical et un peu athlétique, toujours vers la droite, jusqu’à R11 (Bonne petite terrasse). L# |6a+>5cA0| | Monter vers la droite jusqu’au mur vertical au-dessus du relais. Le franchir par une fissure difficile (3 spits rapprochés). S’ensuit encore une partie assez raide et soutenue où le rocher demande un peu d’attention (ne pas nécessairement bourriner sur tout ce qu’on trouve). On débouche ensuite sur une zone moins raide qu’on gravit en ascendance à droite. Une dernière difficulté mène à R12 sur le versant E (à main droite) de l’éperon. L# |5a| | Du relais, partir immédiatement en ascendance à gauche, franchir 2 petites dalles et revenir par un crochet à droite jusqu’au pied d’un petit ressaut plus raide, puis un deuxième et déboucher sur le fil de l’arête que l’on suit jusqu’à un petit ressaut vertical où l’on trouve R13. L# |4b| | Suivre le fil de l’arête entrecoupé de quelques ressauts, jusqu’à l’édifice sommital que l’on désescalade pour remonter sur une dernière proéminence où se situe R14. L# | 3c| | Désescalader le versant gauche (W) de l’arête jusqu’à un mini-gendarme (1 spit), puis au mieux jusqu’au sol.
On se trouve alors à une centaine de mètres du point culminant des Ecandies (point 2873 m). On peut le rejoindre en traversant, direction NE, des pentes gazonnées raides, puis une zone de blocs rocheux, avant une escalade finale facile (II/III).
Descente
La descente se fait à pied par des couloirs et sentes à gibiers à l’W de la voie parcourue. Des bonnes chaussures (montantes) sont recommandées et un bâton téléscopique peut être apprécié. Le terrain est assez raide, mais n’est pas trop désagréable à parcourir vu les sentes et les bons étagements que l’on rencontre pour poser les pieds.
De la fin de la voie, prendre le premier couloir qui se présente puis, après une cinquantaine de mètres, basculer par une brèche à main droite dans un deuxième couloir. Traverser une zone sablonneuse d’une quinzaine de mètres en direction d’une sente à gibier. Descendre au mieux jusqu’à un peu au-dessus de la traversée herbeuse de L10. Toujours par des sentes plus ou moins continues, effectuer une longue traversée descendante vers la droite, sous les rochers de l’arête des Ecandies, pour rejoindre au mieux le pierrier en dessous et finalement le sentier du col des Ecandies qui ramène au pied de la voie. Compter environ 30-40 minutes du sommet de la voie au pied de la voie. Il reste ensuite le chemin du retour jusqu’aux chalets au point 1675 m qui devrait prendre plus ou moins 1h15.
Comme alternatives de descente, on peut imaginer d’effectuer la fin de la traversée intégrale des Ecandies (direction Fenêtre d’Arpette) ou de rejoindre cette dernière par des éboulis côté Trient de l’arête (cf. image associée “Les Ecandies versant Trient” avec dessin approximatif du cheminement, en rouge).
- Il s’agit d’une course à la journée plutôt longue, compte tenu de la longueur de l’approche, du retour et de l’escalade elle-même.
- Le rocher est globalement très bon dans les deux premiers “ressauts” (L1-L9). Il demande plus d’attention dans l’édifice sommital (L11-15).
- Dans le premier ressaut, on peut considérer que l’équipement est P1 et que l’escalade est de type “sportive”.
- Dans les ressauts suivants, le caractère est plus “montagne”. L’équipement plus éloigné ou absent dans les parties faciles (les pas “difficiles” sont toujours bien protégés) rend l’escalade parfois un peu plus engagée. Il est toutefois possible de se protéger sur sangles et friends, même si ce n’est pas indispensable selon son aisance dans ce genre de terrain.
- Le premier ressaut peut s’envisager pour lui seul (possibilité de redescendre par des pentes herbeuses vers le SE), même si l’approche peut paraître longue pour 5 longueurs et 130 m de dénivelé d’escalade. Depuis le sommet du second ressaut, on peut également rejoindre l’itinéraire de descente décrit ci-dessus. On peut donc aussi se contenter des deux premiers ressauts.
- La meilleure période pour parcourir la voie s’étend de juillet à fin-octobre environ. En juin, il peut rester passablement de neige à ces altitudes. Trop tard en automne, le 1er ressaut ne reçoit plus du tout de soleil, en raison de sa proximité avec les Pointes d’Orny (On le voit bien sur l’image associée ci-dessous “Val d’Arpette - pointe et col des Ecandies - Orny” prise un 18 novembre, avec les deux premiers ressauts à l’ombre).

Le texte et les images de cette page sont disponibles
sous la license Creative Commons CC-by-sa.

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