Pedraforca - el Calderer - Voie Cerda - Pokorsky - Pedraforca - el Calderer - Sierras catalanes - Espagne
Pedraforca - el Calderer - Voie Cerda - Pokorsky

Pedraforca - el Calderer - Voie Cerda - Pokorsky

Durée1 jour
Type d'itinéraire
ÉquipementFisureros y friends desde 0.0 hasta 3 camalot.
Source

Details

  • Parcours le plus classique, avec la directe Anglada-Guillamon du bastion central de la pointe Calderer. Un peu moins connue en France parce que De Bellefon a mis la première dans Les 100 plus belles, mais en Espagne cette dernière jouit d’un attrait plus important et est donc plus souvent parcourue. Elle est considérée comme la “S.E.” de Catalogne.
  • Attention, la voie se termine en pleine face, à plus de 200 m d’une descente pédestre. Sortir de la voie sera une part importante dans l’économie générale de la course.

Approche

Du refuge, prendre le sentier qui part dans les arbres en direction de la face. Il est marqué par des points blancs sur les troncs. Il chemine d’abord dans une forêt puis rencontre un premier couloir de ravinement issu de la face N (10/15’). Ne pas le traverser mais monter dans la forêt en longeant la rive droite de ce couloir (cairns). 100 m plus haut le sentier traverse le couloir et se poursuit dans la forêt (cairns et marques blanches sur les pierres). On rencontre à un moment un rocher, à la limite entre la forêt et un deuxième couloir de ravinement, sur lequel plusieurs inscriptions ténues sont peintes en blanc (“Pany” et “Gat” avec une flèche vers le haut, “Estasen” et “CV” avec une flèche vers le bas. 25/30’). Descendre donc à droite dans le couloir et remonter celui-ci plutôt sur sa rive gauche. Ne pas rester dans l’axe à cause des chutes de pierres. On se dirige alors vers la pyramide évidente qui marque clairement la base du bastion central de la paroi. La voie débute à son extrémité gauche, dans une niche caractéristique en rocher rougeâtre, qu’on atteint par une escalade en III dans du rocher péteux. Un spit antique sur la petite terrasse de départ. 45’.

Voie

p

L# | V | 35 m| Emprunter le départ de la diagonale de la pyramide sur quelques m. puis revenir immédiatement à gauche vers la verticale du relai (V, mauvais rocher) en suivant les pitons qui indiquent le chemin. Le relai est à la base du dièdre noir caractéristique. Certaines cordées préfèrent s’équiper au pied du mur en III qui mène à la niche, la L1 fait alors 50 m. L# | V+ | 30 m | Remonter intégralement le dièdre (variante Joan Marti), à sa sortie, suivre une rampe diagonale vers la droite où se trouve le relai. Superbe longueur. La voie originelle évite ce dièdre par deux longueurs diagonales gauche/droite en zigzag (III et IV) qui aboutissent à un relai d’où il faut faire un petit rappel de 5 m. pour retrouver la L3. Ce relai de rappel se voit mieux que le relai classique depuis la sortie du dièdre, ne pas se laisser attirer. L# | V | 25 m | Remonter tout droit en suivant les points dans les dalles suivantes (un pas de V assez fin) et passer une fissure-dièdre, relai sur la terrasse en sortie à droite. L# | IV | 50 m | Se diriger vers un pin évident en haut à gauche qu’on aperçoit sur les “corniches” (vires d’accès aux nombreuses voies du secteur central, équipées d’un câble et de spits) par le cheminement évident de moindre résistance, dans des dalles et dièdres reliées par de petites vires. Relai 5 m à gauche du pin, au pied d’une inscription blanche “Sanchez-Gali”. Attention au rocher, peu de protections. L# | IV+ | 40 m | Partir tout droit en dalle (inscription blanche “Cerda-Pokorski”), puis toujours en diagonale vers la droite selon un cheminement fissuré, sans se laisser attirer par les dièdres évidents et pitonnés sous lesquels on passe (différentes entrées de la Sanchez-Gali). On accède à une vire herbeuse où on trouve le relai. Attention, plusieurs passages en mauvais rocher. L# | V | 30 m | Rejoindre à droite le fond de l’immense dièdre, le remonter sur quelques m. avant d’emprunter un système fissuré vertical et un peu herbeux dans son pan de droite en direction de son arête droite où un pin caractéristique sert de repère (à gauche dans le dièdre, c’est la voie Lalueza-Horillo). Relai à droite. L# | 6a | 20 m | Accéder à l’arête par un pas de V et remonter le tout petit dièdre très équipé (spit et pitons, A0 possible), relai en sortie sur une petite terrasse. L# | V+ | 30 m | Remonter intégralement une fissure-dièdre bien équipée, V, puis passer un surplomb à l’aspect débonnaire mais qui se révèle technique et athlétique et avec les prises de sortie en mauvais rocher (2 pitons à son pied). Relai au-dessus. L# | IV+ | 40 m | Remonter le dièdre suivant sur une vingtaine de m. (IV), puis traverser horizontalement à gauche de manière évidente, pour emprunter une fissure. Le rocher devient plus mauvais et le terrain plus vertical (IV+), relai en sortie sur une vire. L# | IV | 50 m | On est au pied d’une vaste cuvette parcourue de lignes de fissures-dièdres orientées gauche-droite. Partie au plus facile un peu sur la gauche puis remonter une de ces lignes, au plus logique et au plus sain. On débouche sur une large vire herbeuse inclinée où on trouve le relai sur deux spits avec anneaux dans le mur de rocher qui la délimite.

Fin de la voie

  • Par le haut, fin de la voie “Pany” (les indications de direction sont données en regardant vers le haut) : rejoindre le très grand cirque où aboutit à droite la vire du relai, le remonter vers son fond où débouchent 2 immenses couloirs-cheminées ; rejoindre celle de gauche, à son pied même (environ 100 m, piton avec cordelette sur le sol sur une terrasse 3 m sous la base du couloir-cheminée, pas de possibilité d’assurage, terrain très caillouteux) et poursuivre en direction de l’arête à gauche par une longueur de 35 m en III (cordelette en lunule) et trouver un relai sur 2 pitons, indiqué par des gros points rouges, sur la gauche d’un bloc en sailli. Remonter l’arête évidente, puis en passant par des bosquets d’arbres et des fissures dans des dalles polies (100 m., III/III+) on accède à un grand secteur presque plat et très caillouteux (à parcourir avec grande précaution pour toutes les cordées qui sont en dessous…). De nombreux points et flèches rouges sont visibles et indiquent la direction (vers la gauche) à suivre. Ce cheminement est assez évident à trouver et correspond à la ligne d’ascension naturelle de la face. Il peut se faire sans la corde ou en corde tendue et n’est réellement dangereux que dans le grand cirque initial. On arrive à un col avec peint en rouge une flèche et une inscription “El Gat”. On peut alors descendre ou poursuivre l’ascension vers la pointe Calderer. Vers la droite, les points rouges partent vers la pointe Calderer. On ne peut pas manquer de voir sur la crête une immense inscription blanche sur un rocher saillant, “Collet de la Cova. Punta Calderer”, avec des flèches (la montée la plus simple poursuit à la gauche à ce rocher). Pour descendre directement depuis l’inscription “El Gat”, suivre les points rouges dans la direction opposée, vers la gauche (vers l’E). Des vires dans un terrain raide et aérien (quelques pas de désescalade) mènent en direction du col du Gat où on tombe sur une raillère. La descendre sur 200 m et traverser en courbe de niveau dès que possible en direction du sentier de l’Enforcadura. Compter 1h15 pour revenir au refuge depuis le col sous celui de la Cova. Il existe plusieurs sorties possible par le haut à partir du cirque, ou en rejoignant le couloir de droite ou l’éperon de droite.

  • Par les rappels : du R10, faire une longueur (III/IV) vers la gauche jusqu’à un pin évident où se fait un premier rappel. Suivre en descente la voie Pany qui parcourt tout le jardin intermédiaire jusqu’à trouver 2 rappels (35 m et 50 m) qui déposent dans le premier jardin de la Pany, suivre toujours la voie et arriver à un dernier rappel de 35 m qui dépose au pied de la voie (retour par la marche d’approche, mais sans passer au pied de la Cerda-Vergès). Cette descente est exposée aux chutes de pierres mais les rappels sont protégés et de nombreuses cordées la suivent. Se renseigner auprès du gardien sur l’emplacement des rappels. Il semblerait qu’il soit également possible de descendre après le premier rappel par les rappels du Grand dièdre (voie Anglada-Guillamon) puis par les “Corniches” équipées de câbles en les suivant vers l’E.

  • Tous les relais sont sur un spit avec anneau proche d’une autre point classique, ou à renforcer très facilement.

  • Il faut sortir de la voie avant que des cordées engagées dans la Pany n’arrivent au-dessus des L9 et L10.
  • Rocher très bon dans l’ensemble mais qui nécessite d’être toujours vigilant.
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