
Details
Cette voie ouverte en 1970 par Michel Charles permet de gravir la gigantesque grotte en forme de cheminée (véritable cathédrale naturelle) barrée d’un énorme toit qui est située immédiatement à droite de la Sirène. Escalade dans une très grande ambiance !
Voie
L# | II | Rejoindre l’immense grotte entre les deux fins piliers (celui de gauche étant celui de la Sirène) en remontant le couloir arboré, escalade facile et peu exposée en II L# | 7a > 5c/A1 | Trois possibilités ! - Version originale par la droite, décrite ainsi par Michel Charles : “J’avais pris la dalle qui constitue la partie droite (en regardant la paroi) de cette immense grotte. Une dalle qui m’a posé des soucis d’assurance car compacte. Ensuite, j’ai préféré faire le relais en haut de la dalle, juste sous le toit. La deuxième longueur est courte, car elle se limitait à la traversée du toit (ouverte en artif), puis à la sortie (en libre) jusqu’à un petit replat juste au-dessus.” - Version par le fond, remonter le bon rocher blanc sculpté en protégeant dans la fissure du fond. On contourne une écaille d’aragonite par la droite, et on rejoint le toit, qu’on suit ensuite jusqu’à la sortie de la grotte. Un vieux piton avec cordelette puis un coin de bois vers la fin. Tirage à bien gérer (rallonger copieusement). 7a en libre. - Version par la gauche d’el_celtico_de_la_pampa et Carcharoth : Départ depuis le confortable sol sableux qui tapisse le fond de la grotte : au départ en traversée horizontale à gauche, puis tout droit en surmontant deux bouffigues imposantes et suspendues. On aperçoit alors une possibilité de poser une bonne lunule à droite en s’écartant de la ligne de fissure (vieux ficelou). Revenir dans la fissure et la suivre quelques mètres tout droit, avant de traverser horizontalement à gauche pour rejoindre une goulotte tapissée de calcite blanche, lisse et remarquable qui raye la paroi verticalement de haut en bas. Remonter cette goulotte jusqu’à buter sous le toit lui-même.Traverser alors horizontalement à gauche, avec même une légère redescente. L’escalade devient surplombante et très aérienne. Enjamber la grotte pour prendre pied sur l’autre versant de la cloche sommitale (magnifique et aérien !) : on rejoint ainsi une position de repos naturelle en écart au sommet de la voûte. Un piton en place (bon à mon avis) que l’on peut doubler avec un bon câblé permet de bénéficier d’un point d’assurance avant d’entamer l’escalade artificielle. De cette position perchée, rejoindre horizontalement la gauche du toit grâce à des coinceurs placés verticalement en plafond (les #2 et #4 fonctionnent bien). À noter la présence d’un coin de bois magnifiquement ouvragé, probable vestige de l’ouverture : mais ce n’est pas certain car Michel Charles n’a absolument aucun souvenir de son ascension ^__^. Surmonter le toit à l’aide de coinceurs dans la fissure large qui continue verticalement à gauche (#6), que l’on suit jusqu’au rétablissement sur les gradins (fissures plus fines pour protéger grâce à un bloc coincé dans la fissure large). **Dans tous les cas, relais dans la niche en sortie sur deux fines lunules à droite et friends #0.4/#0.5 dans la fissure ( + #2 sous l’écaille de gauche si elle ne vous fait pas peur)**. L# | 6a | D’abord par le trou pour ressortir au-dessus, longueur peu distincte des voisines équipées, plus haut on rencontre un petit mur blanc/jaune avec une vieille cordelette visible, passer droit dedans (deux pas de 6a). Relais juste après sur un arbre. L# | 3 | Plus ou moins tout droit.
La première longueur en II, encombrée d’arbres au début, ne nécessite pas obligatoirement d’encordement, l’exposition étant faible. Les difficultés débutent sur la vaste plate-forme sableuse qui constitue le sol de la magnifique grotte-cathédrale que l’on rejoint en suivant le couloir évident entre les deux piliers. Dans la longueur clef (L2), la gestion du tirage est primordiale !
Petit texte de Michel Charles concernant la voie :
Merci pour le compte rendu, c’est sympa de m’avoir tenu informé. Mais ce n’est pas comme cela que je suis monté jusqu’au toit. J’avais pris la dalle qui constitue la partie droite (en regardant la paroi) de cette immense grotte. Une dalle qui m’a posé des soucis d’assurance car compacte. Ensuite, j’ai préféré faire le relais en haut de la dalle, juste sous le toit. La deuxième longueur est courte, car elle se limitait à la traversée du toit (ouverte en artif), puis à la sortie (en libre) jusqu’à un petit replat juste au-dessus. Les avantages de ce choix : pas de tirage, et quelle ambiance sous ce toit !
*Il semble donc bien qu’il y ait deux trois façons de rejoindre ce toit…^__^*

Le texte et les images de cette page sont disponibles
sous la license Creative Commons CC-by-sa.

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