Details
Approche # 45min à 1h30
La face est visible du parking : traverser le cirque dans sa direction et en atteindre la base à vue par des moraines raides et croulantes sur la fin. Présence de névés au pied même tard en été.
Itinéraire # 6-8h pour au moins 13 longueurs
Attaque : il faut repérer la cheminée oblique de droite à gauche bordée à droite (rive gauche) d’un filon de rocher claire caractéristique. Celui-ci se trouve juste à gauche de la grande fissure qui raille toute la face (voie Despiau - Luquet). On rejoint cette cheminée par une rampe facile mais très empierrée de gauche à droite, possible de la faire sans corde pour réduire les chutes de pierres. S’engager ensuite dans cette cheminée et la remonter sur 180 m environ sans difficulté (III-IV, rocher demandant de l’attention). La cheminée s’interrompant, par une traversée de quelques mètres à gauche sur une petite vire (1 piton), on atteint le pied d’une série de dalles menant à la vire qui coupe la face aux 2/3 dans toute sa largeur. Remonter ces dalles en restant proche d’une fissure/cheminée à droite (qui prolonge la cheminée de départ). Quelques passages de IV, rocher assez compact et difficile à protéger. À environ une longueur de la grande vire, on évite quelques petits surplombs par un crochet à droite pour déboucher sur la grande vire intermédiaire (en névés ou éboulis selon la saison), un piton branlant mais coincé . La suivre sur 200 m environ vers la droite. On aperçoit alors dans le ressaut supérieur, jusque-là surplombant, une ligne de dièdres et de cheminées qui aboutissent à une petite brèche sur la crête sommitale. On attaque à l’aplomb de cette brèche par des dalles fissurées et inclinées sur une longueur (III difficilement protégeable). Relais sur une vire confortable au pied d’un dièdre qui devient particulièrement moussu. Suivre ce dièdre (IV et IV+ avec un crochet possible à gauche pour éviter la section moussue) puis environ 30 m sous de gros surplombs jaunes, on abandonne ce dièdre pour une traversée ascendante à droite au bout de laquelle on rejoint un autre dièdre (relais sur un bon piton et un friend). Le quitter très rapidement à droite pour surmonter un bloc déversant et délité (escalade en fissure - il s’agit du “gendarme” indiqué par le topo original). Immédiatement au-dessus, traversée ascendante à gauche de quelques mètres sur une dalle compacte (expo) pour rejoindre un dièdre couché avec un gros bloc coincé que l’on suit jusqu’à une grotte (IV+, relais possible sur le bloc coincé). Surmonter le petit surplomb au-dessus de la grotte et suivre un autre dièdre dalleux sur 4 ou 5 m (relais exigu avec 2 pitons à éviter), suivi d’un court surplomb (V). Traverser ensuite sur un plan peu incliné en direction d’un nouveau dièdre fissuré très esthétique (V, 2 pitons) que l’on remonte jusqu’à un bloc coincé. Deux possibilités : soit traverser en adhérence sous ce bloc vers la gauche (2 m, V+), mais le réta qui suit est en très mauvais cailloux), soit le franchir directement (V+ un peu physique, mais le rocher est bien meilleur). Relais dans une zone un peu pourrie. Une dernière mini petite longueur (10 m) sur une dalle couchée mène à l’arête sommitale.
Descente # 2h
Du sommet, descendre au S dans des pentes d’éboulis et dalles couchées puis traverser vers l’E, passer au niveau de la brèche de la Clé du Curé, remonter au mieux le long des crêtes du pic Arrouy et rejoindre le col de la Munia. De là, un sentier cairné ramène au fond du cirque (petite barre rocheuse à désescalader ou petit rappel équipé de 10 m environ), puis couloir oblique. Un large sentier ramène au parking.

Le texte et les images de cette page sont disponibles
sous la license Creative Commons CC-by-sa.

Télécharge l’appli Whympr pour voir cet itinéraire en 3D.
- Recherche d'itinéraires (100 000)
- Retours communautaire
- Prévision météo
- Bulletin d’avalanche
- Carnet de course
- Création de traces
- Carte topographique (dont IGN)







