La SE classique - Ossau - Pointe Jean Santé - Béarn - Balaïtous - Partacua - France
Altitude min / max2032m / 2480m
Durée8 heures 39 minutes
OrientationSE
Type d'itinéraireBoucle
Équipement- jeu de coinceurs - jeu de friends complet, les très petits sont utiles (doubler les tailles moyennes si l'on prévoit de longues longueurs)
Source

Details

Approche # 30min

Le refuge de Pombie, au pied du versant S, constitue le meilleur point de départ pour les escalades du massif. Depuis Pombie, suivre le sentier du Col de Suzon et remonter la Grande Raillère jusqu’au pied de la voie.

Voie # 4 à 6h

L’attaque est située dans un dièdre au fond herbeux ouvert vers le S et incliné vers la droite - une vingtaine de mètres à gauche de la verticale abaissée de la voie Jolly _(système de cheminées) et légèrement à droite du surplomb en forme de “A”, où passe 50 m plus haut la voie _Eliminator.

L#1 | IV+ | 40 m | Gravir ce dièdre barré par un petit genévrier (IV) qui mène à une terrasse. Descendre la dalle inclinée qui fait suite vers l’E, et après un enjambement délicat (IV+), remonter un système fissuré dans la même direction (III+). Relais à monter dans des blocs. L#2 | IV+ | 45 m | Remonter en diagonale à droite en direction d’une dépression (IV). La traverser horizontalement pour contourner un éperon sous un surplomb (IV+) et faire relai 5 m plus loin sur une terrasse (3 p., relais commun avec Passagers Clandestins). Attention au tirage. L#3 | IV | 50 m | Traverser au plus facile le vaste cirque en empruntant des vires herbeuses en légère descendance (III), pour aller chercher une fissure dans des dalles grises (deux arbustes au milieu, IV). Relai à monter dans des blocs, derrière une grande écaille décollée. L#4 | V+ | 40 m | Franchir la dalle en VI (1 p., passage-clef des années “en grosses”) et remonter les escaliers gris visible du bas (IV+, un pas de V). Relais malcommode en place au pied d’un dièdre vertical (pitons). L#5 | V+ | 35 m | Franchir le superbe dièdre qui domine (V+, 2 p. dans l’ancien passage d’A1, puis dülfer sur friends), jusqu’à prendre pied sur la terrasse à gauche (relai possible, plusieurs pitons). Poursuivre par une belle fissure dans le pan gauche du dièdre (V, plusieurs p.). Relais au milieu du dièdre qui fait suite sur une petite terrasse (IV, 1 p. à compléter). L#5bis | V- | | Il est possible d’éviter le passage en dülfer en suivant le parcours originel de la voie. Virer à droite par des marches après les deux pitons de départ, puis tout droit (1 p.). Revenir à gauche à la terrasse intermédiaire du dièdre. L#6 | IV | 25 m | Finir de gravir le dièdre et accéder à une très vaste terrasse où le relais suivant se trouve tout en haut à droite (commun avec la SE directe, 2 p.). Enchaînement L5-L6 avec une corde de 60 m. Avec 50 m, faire relais comme décrit ci-dessus. L#7 | V | 45 m | Éviter la fissure large qui domine le relais par un crochet droite-gauche (IV, 1 p. sur le retour à gauche) et poursuivre par le système évident de fissures et dièdres (pas de V). Relais sur une marche au-dessus d’un dièdre (2 p.). L#8 | IV+ | 45 m | Remonter les fissures à droite (IV, pas de V, plusieurs p.), jusqu’à arriver sur une terrasse avec des genévriers. Emprunter au-dessus un dièdre vertical sur 15 m (IV+), que l’on quitte pas son pan gauche au niveau d’une vire (traversée horizontale, III+, 2 p., relai possible). Cette vire donne accès à un système de terrasses inclinées où on trouve le relais au bout à gauche (2 p.). Le haut du dièdre se transforme en une fissure large en 6b (sangle jaune à l’intérieur) et mène à une impasse. L#9 | IV+ | 25 m | Monter tout droit sur quelques m. (IV), puis obliquer à gauche en direction d’une étroiture formée par un bloc coincé. Franchir le passage de la châtière (pas de V, un p. + anneau en sortie) et faire relais sur la terrasse (2 p.). On est alors juste en dessous et à gauche d’un toit rectangulaire sous lequel une traînée de lichen forme une tache jaune. Ce motif remarquable sert de repère pour la fameuse traversée suivante. L#10 | V | 30 m | Remonter le dièdre fermé (V-) jusqu’au-dessus du toit de droite et emprunter une vire horizontale qui file à droite (IV, 2 p.). Franchir l’angle de l’éperon (V) pour prendre pied dans le couloir de sortie. Relais possible dès la fin de la traversée (2 p. + sangle). L#11 | V | 50 m | Continuer tout droit dans la cheminée (IV, un pas de V à son étranglement, puis IV) pour faire relais dans des blocs au pied d’une nouvelle étroiture de la cheminée. L#12 | IV | 50 m | Franchir la cheminée (IV) puis remonter son arête de gauche jusqu’au sommet de l’Aiguillette Jolly (IV-). Relais à monter au sommet même (fissures, friends). L#13 | V | 25 m | Passer l’enjambement au-dessus de la cheminée puis remonter le mur vertical qui fait suite (V, p.). Accéder à une vire facile à gauche que l’on suit jusqu’au relais final - également premier rappel de la descente (25 m). L#13bis | IV+ | | Du sommet de l’Aiguillette Jolly, il est possible de rappeler ou de désescalader à gauche. De là, soit remonter un dièdre à gauche de l’enjambement _(IV+), soit accéder au _Cirque du Pentagone par une traversée horizontale à gauche (expo), à l’endroit où aboutit le rappel de l’enjambement. Ces variantes sont moins rapides, moins simples et surtout moins jolies que l’enjambement.

La voie n’aboutit pas à un sommet proprement dit, puisqu’elle s’achève dans le Cirque du Pentagone, du nom de l’aiguille caractéristique, de couleur noire et blanche et en forme de mitre d’évêque, visible une centaine de m. plus haut sur la crête qui relie l’Aiguillette Jolly à la Pointe Jean Santé, via le “second sommet”.

Descentes # 1h30 à 2h

De R13, descendre dans le Cirque du Pentagone par un rappel de 25 m.

Puis 3 possibilités :

À pied par la Voie des Vires

Depuis 2011, à l’initiative des guides locaux, cet itinéraire a été considérablement amélioré et balisé par la pose de pitons et de sangles. Il est décrit sur la photo. Vous pouvez également consulter le très bon topo sur le site de Remi Thivel ici">http://www.thivel-remi.com/wa_files/ossau%20vires%2001.pdf">ici et là.

">http://www.thivel-remi.com/wa_files/ossau%20vires%2002.pdf">là.

C’est la solution communément suivie. Si elle ne présente pas de grandes difficultés, elle est néanmoins aérienne et engagée, et elle nécessitera de la part de la corde une vigilance de tous les instants.

Suite à l’éboulement de juin 2017, la voie des vires a été un peu rééquipée et passe au même endroit. Par contre, la jonction entre les Vires et les Virettes (au niveau de la voie Mailly) a été déséquipée pour des questions de sécurité. Plus d’informations sur le site de Rémi Thivel (actu">https://actus-site-remi-thivel.blogspot.com/2017/06/">(actu de juin 2017).

Par les rappels du Cirque Gris et de la Voie des Surplombs

Un système de rappels emprunte ces deux itinéraires. Cette option ne semble pas recommandable et n’est donc pas décrite ici (équipement aléatoire, risques de coincement de corde et de chute de pierres sur les voies en dessous). Se renseigner au refuge.

Par le couloir Pombie-Peyreget

Il faut d’abord remonter à la brèche entre la Pointe Jean Santé et la Pointe d’Aragon : Du rappel de 25 m, monter au _Pentagone _par des pentes herbeuses faciles (2 longueurs de corde avec passages de III).

Puis 2 possibilités selon que l’on souhaite ou non passer à la pointe Jean Santé :

  • Le contourner par l’W en franchissant un mur en IV qui donne accès à une vire de blocs puis d’herbe où un cheminement pédestre (toujours au plus facile) amène au sommet de la pointe Jean Santé (2 longueurs de corde également). Cet itinéraire est la fin de la Voie de Vires, première voie ouverte à la pointe Jean Santé. Un cheminement cairné (II) descend du sommet à la brèche Santé-Aragon.
  • Le contourner par l’E et suivre une bonne vire versant N qui file à la brèche Santé-Aragon. La vire est facile sauf au niveau d’une interruption.

De cette brèche, ne pas descendre dans le large couloir évident à l’W, mais accéder à un autre couloir à la droite orographique en franchissant une petite crête déchiquetée, 15 m à l’W de la brèche. Y descendre à pied pour trouver rapidement le début des rappels du couloir Pombie-Peyreget. 4 ou 5 rappels selon les relais choisis. Le 1er est court (20 m), les suivants entre 50 et 35 m. Ils sont toujours décalés de l’axe du couloir, extrêmement propice aux chutes de pierres (très grande vigilance à avoir si des cordées suivent ou précèdent) et se trouvent facilement. Du dernier rappel, une évidente descente pédestre conduit à la Grande Raillère.

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