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Approche
Se rendre au Cruq des Aiguilles (2707 m). Depuis le refuge du Goléon, prendre le sentier qui remonte dans les rubans. Plusieurs gros cairns au départ, balisage rouge ou blanc du chemin d’avant n°13. Le sentier facile longe d’abord les rubans en ascendance droite avant de repiquer vers le Cruq. Il est aussi possible de rejoindre le Cruq par l’autre versant depuis Valfroide ou le signal de la Grave, également par le chemin d’avant n°13. Le Cruq des Aiguilles est marqué par un gros poteau en bois avec plaque.
Arête S
Monter les pentes herbeuses au N en direction de l’Aiguille du Goléon, en ascendance gauche, en visant un premier sommet : la roche du vallon inférieure (2812 m). Plusieurs sentes peu marquées, cheminer au mieux. Le sommet s’avère être un replat herbeux, d’où l’on voit tout le reste de la montée. Ne pas oublier de se retourner pour admirer le massif des Écrins. Poursuivre sur la coupe herbeuse, légèrement montante, sur environ 300 m pour arriver à un collet (chaume de mouton). L’arête se redresse et devient plus rocheuse. On peut suivre le fil (pas de I+) ou prendre une sente ascendante droite qui évite les rochers par des éboulis schisteux avant de repiquer sur le sommet: la roche du vallon supérieure (2947 m) . Quelques mètres sous le sommet, on trouve une dalle avec des noms de berger gravés, certains datant du XIXe siècle : bien veiller à ranger les bâtons pour ne pas l’abîmer. Du sommet, court passage de 5 m en dalle effilé, plus impressionnant que difficile. Poursuivre à plat dans les schistes, quelques passages rocheux qui pourront nécessiter d’utiliser les mains. Passer une selle herbeuse. Un rocher se contourne par la gauche pour arriver à un large replat herbeux au pied de la Pointe des Rochers du Vallon. Remonter sur une trentaine de mètres des éboulis faciles (sente, cairns) en direction d’un couloir cheminée peu raide entre deux lames de rocher. Le remonter, et poursuivre droit sur les bons rochers du fil. On reste dans le domaine de la randonnée. Après une vingtaine de mètres dans des éboulis schisteux raides, on peut soit éviter le sommet par une vire horizontale main gauche, soit atteindre le sommet par des rochers faciles mais brisés. Poursuivre main gauche sur le replat des Rochers du Vallon, en essayant de rester le plus à gauche possible sans augmenter les difficultés (éviter les sauts de haie).
Lorsqu’on a passé le Petit Verdillon main droite et que la pente commence à s’élever, deux options selon l’enneigement :
- S’il reste assez de névé, prendre les pentes neigeuses en ascendance droite pour rejoindre l’arête là où elle n’est pas rocheuse.
- Sinon, suivre proche du fil main gauche. Plusieurs cheminements possible, éviter au mieux les difficultés par les faiblesses (normalement il n’est pas nécessaire d’utiliser les mains). L’arête tourne à droite et longe les lignes géologiques plutôt que de les franchir. On arrive à un replat. Continuer sur le fil sur une vingtaine de mètres pour arriver dans une zone où les lames rocheuses sont facturées en gros blocs : les remonter facilement, ils sont stables. On sort des rochers là où l’itinéraire des névés rejoint le fil.
Ensuite, selon les conditions, on a affaire à des pentes en neige raides ou un large éboulis schisteux pénible. Le remonter (trace ou sente) jusqu’à la base du bastion rocheux sommital. Un cairn signale le départ d’une vire montante : c’est le début des difficultés. Deux options :
- Suivre un système de vires cairnés main gauche, qui reste sous le fil de l’arête (W), rares pas de II.
- Poursuivre 5 m pour rejoindre le fil, et remonter une cheminée (III). Soit poursuivre droit, soit rejoindre le fil sur la gauche. On passe une veine de quartz. Rejoindre une brèche par le fil ou par une dalle esthétique main droite (bons pieds). Sortir de la brèche toujours par le fil, qui se couche. Il se présente de la forme suivante : à gauche, quelques mètres sous le fil on retrouve le système de vires cairnées faciles. À droite, de belles dalles fissurées permettent des traversées aériennes. Remonter le tout selon son envie pour arriver au pied d’un ressaut. Soit l’éviter horizontalement par une vire cairnée à gauche, un unique pas pour remonter sur l’arête, soit le franchir directement à quelques mètres du fil : III, prises très franches malgré la verticalité. L’arête se couche, et on rejoint facilement le sommet à une cinquantaine de mètres par une sente dans les schistes.
À ski
En hiver ski aux pieds, on atteindra les rochers du vallon par le petit Verdillon, et on passera par les vires (portage selon enneigement).
Montée directe et variantes
Il y a plusieurs options pour rejoindre l’arête en cours de route (voir schéma), et on pourra faire une intégrale en commençant par traverser la Roche de Casse. Historiquement, l’itinéraire était rejoint aux difficultés directement par la face SSW, en éboulis pénible.
Descente
La descente peut se faire par le même itinéraire, mais se fait habituellement par la voie normale: On suit l’arête NW relativement facile si déneigée, mais qui demande de l’attention par endroits. On quitte l’arête à son bout au col Grenier, lorsque les pentes du glacier Lombard s’adoucissent.
Descendre le glacier suivi de cailloux. On retrouve le sentier qui suit le beau vallon de Maurian en passant par la vue saisissante de la Meije derrière le lac du Goléon. Passer le verrou du Greppon pour descendre sur le hameau de Valfroide.

Le texte et les images de cette page sont disponibles
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