Details
Montée à la pointe Puiseux (3943 m)
Du refuge du Pelvoux, plusieurs options s’offrent à vous:
- Par le couloir Coolidge, la plus classique jusque fin juillet environ.
- Par les rochers rouges, qui prend le relais du couloir Coolidge.
- Par le couloir Mettrier en début de saison, belle alternative au populaire couloir Coolidge.
- Par l’arête W de la pointe Puiseux en rocher haute montagne sauvage.
- Par l’arête S du petit Pelvoux, avec un joli détour.
- Par la voie du milieu, avec un joli détour ou en basculant directement sur le glacier des violettes (la petite traversée).
Voici une description sommaire de la plus classique, le couloir Coolidge. Pour plus de détails sur chaque itinéraire, cliquer sur les liens ci-dessus.
Du refuge du Pelvoux]], remonter la première barre de rochers au N (à repérer la veille) pour rejoindre le sentier qui amène au sommet de la moraine rive gauche du Glacier de l’Homme. Traverser horizontalement puis remonter des pentes de neige et/ou des dalles et éboulis jusqu’au [[routes/1373101|col de la Bosse de Sialouze (3220 m). Remonter le glacier de Sialouze rive gauche en direction du grand couloir descendant du sommet. Remonter ce couloir (40°/300m dans le haut) jusqu’au Glacier du Pelvoux (environ 3800 m). Si le haut du couloir est glacé ou déneigé, on peut utiliser les rochers de la rive droite. Suivre ensuite NW les pentes de neige peu raides jusqu’à la Pointe Puiseux. On peut aisément escalader la Pointe Durand avant de descendre, mais il faut prendre en compte le fait que la traversée est encore longue.
Descente par le Glacier des Violettes
Descente à pied # 4h30
Du sommet, descendre vers l’E le Glacier du Pelvoux, puis tourner au N entre la Pointe Durand et les Trois Dents du Pelvoux pour rejoindre le Glacier des Violettes (c’est le même glacier qui change de nom). Le suivre un peu au centre puis se diriger vers la rive gauche vers 3500 m, en passant sous des séracs. Descendre rive gauche au mieux au milieu des crevasses (certaines années: rappel sur corps mort pour la grande crevasse ou passage possible dans les rochers à gauche).
Rejoindre vers 3420 m une crête neigeuse puis rocheuse émergeant du glacier. La suivre légèrement sur sa partie gauche (versant N) pour trouver un relais pour rappel (sangle sur becquet + 1 piton, rappel 45 m; alternative: désescalade sur 25 m jusqu’à un relais intermédiaire, rappel 25 m; par bon enneigement, il est aussi possible de désescalader entièrement ce ressaut). Retrouver de nouveau la crête rocheuse (cairns et sente marquée). Ne pas s’engager dans le 1er couloir à droite après avoir rejoint le replat de la crête et continuer sur le fil de l’arête puis versant N et descendre jusqu’à une brèche bien marquée à 3170 m (sangles sur becquet). De cette brèche, 2 rappels de 40 et 45 m dans le couloir versant S pour rejoindre le replat du glacier (3100 m). Il est aussi possible de passer en 25 m + 10 m + 25 m si on accepte d’utiliser un rappel sur un seul spit (à vérifier). Le passage passe également en désescalade en début de saison.
Traverser le plateau glaciaire horizontalement jusqu’à l’épaule neigeuse rive droite (danger de chute de séracs sous le Couloir Chaud), au pied de l’arête NE des Trois Dents du Pelvoux. Rejoindre l’épaule neigeuse par une courte escalade de 7-8 m en rocher (corde fixe en place).
Passer versant SE et descendre le couloir de gauche dans la première barre rocheuse (rappel de 40 m ou désescalade 4a). Descendre le névé qui suit jusqu’à une deuxième barre que l’on franchit par un dièdre sur la droite (rappel possible sur pitons, 40 m ou désescalade) et rejoindre le Névé Pélissier.
Le descendre vers la droite en passant à droite (S) de la grosse moraine qui borde ce névé ou passer sur le fil de la moraine quand il n’y a plus assez de neige. Vers 2500 m, rejoindre alors la crête morainique pour récupérer une très raide sente versant E.
Descente sur Ailefroide
Un crochet à gauche vers 2060 m ramène dans l’axe du ravin des Planes que l’on descend sur quelques dizaines de mètres pour s’en échapper à droite dans les vernes, bifurcation très facile à rater : si vous désescaladez dans la terre et les vernes vous êtes partis trop bas. Le sentier descend alors une large vire inclinée (“vire d’Ailefroide”) qui permet de passer la barre inférieure (quelques passages de désescalade facile), et de rejoindre Ailefroide. Parfois le passage est moins marqué, notamment au moment de traverser un grand ravin : descendre, traverser le ruisseau au niveau du replat, et remonter de l’autre côté par une petite escalade facile en traversée (rocher légèrement usé). La suite est plus évidente, toujours continuer à traverser sans trop descendre droit dans la pente.
Descente sur le Pré de Madame Carle
En cas de mauvais temps et/ou de fatigue, il est possible de rejoindre le Pré de Madame Carle via le névé des Militaires, itinéraire plus facile que les vires d’Ailefroide : à la cote 2050 m, suivre une sente direction N pour rejoindre par une petite remontée la plus haute banquette visible avec quelques mélèzes. Du point haut de cette banquette, descendre plein N (passage exposé puisque dominant les “Travers du Pelvoux”) pour rejoindre ainsi le couloir assez raide qui descend du ravin de la Neyre. Ce couloir arrive directement au névé des Militaires et donc au Pont des Bans.
Descente à ski
Se diriger plein E sur l’immense plateau sommital formé par le Glacier du Pelvoux en laissant la Pointe Durand à main gauche. Vers 3700 m se diriger vers le N en restant au centre du glacier (sérac à gauche sous la Pointe Durand, sérac à droite sous les Trois Dents du Pelvoux) pour accéder au Glacier des Violette (3500 m) que l’on descend en rive gauche.
Vers 3450-3400 m
À hauteur des gros séracs du Glacier des Violettes deux solutions pour rejoindre le replat (3100-3050 m) du glacier des Violettes :
- Made in Toponeige : rester sur le glacier des Violettes en rive gauche en laissant l’arête neigeuse et rocheuse - séparant le glacier en deux - à main gauche. Passage exposé dans les séracs avec une succession de couloirs raides : avancé avec prudence ça passe pas systématiquement !! En cas de blocage : soit tout remonter, soit prévoir du bidouillage très alpin…
- Traversée classique estivale : basculer de l’autre côté de l’arête neigeuse (au pied de l’Arête des Violettes). Descendre cette branche du glacier pour rejoindre une partie plus plane entre 3350-3300 m :
- soit en restant au plus près du fil de l’arête, il faut alors descendre un couloir de 30 m bien raide (environ 45°) et étroit (probablement à pied)
- soit en tirant à gauche dans une belle pente avec un passage de barre au bas mais court et passable à ski si bien enneigé. Au replat environ 3300 m, encore deux possibilités :
- toujours l’itinéraire de la “traversée classique” : poursuivre le long de l’arête jusqu’à trouver les couloirs (quel que soit le couloir choisi, il faudra, de toute manière, prévoir désescalade ou rappel selon la forme du groupe !!) donnant accès au replat 3100 m. Le couloir le plus facile et le plus court (45° large) est le dernier en descendant mais son accès n’est pas le plus aisé (désescalade ou petit rappel sur l’arête) !! Plus haut sur l’arête, au moins un autre couloir est possible : par une courte traversée super expo, atteindre un anneau de rappel. Faire ce rappel de 30 m pour arriver dans un petit couloir à 50°. Terminer à ski ou en rappel sur un second anneau (l’expo ne justifie pas ce rappel mais la pente selon le niveau des skieurs).
- “Roulette Russe” (passage dans les séracs et hyper exposé à l’énorme tranche de séracs supérieures - couloirs Chaux et Glacier du Pelvoux) : du replat 3300 m bien repérer les ponts de neige sur le plateau intermédiaire (environ 3250 m) du glacier des Violettes. Par la pente S de l’arête rejoindre ce plateau intermédiaire. En fonction du topo qu’on se sera fait vu du haut, le traverser au mieux pour rejoindre la rive droite. Descendre sur cette rive au milieu des séracs pour rejoindre le replat 3100 m.
Au replat 3100 m
Traverser vers le S. Par bon enneigement, ne pas remonter à la croupe de l’itinéraire d’été (nécessite des rappels), mais descendre environ 100 m en rive droite. Sur la droite, un bref couloir permet de rejoindre la combe du Serre du Riou (Réiou sur les anciennes cartes IGN). De là (environ 2975 m), à nouveau 2 possibilités pour rejoindre la vire (2100 m) dominant les “Travers du Pelvoux” :
- Made in Toponeige : descendre la belle combe soutenue du Serre du Riou (par faible enneigement, cette combe présente des barres moutonnées).
- Par le Névé Pélissier : traverser la combe du Riou vers le S en gardant son altitude. Deux passages possibles pour rejoindre le névé : un couloir vers 3000 m au centre de la barre rocheuse (petite remontée à prévoir, entrée pas évidente à trouver du haut) ou passer sous le point coté 2937 sur IGN puis traverser le Serre du Riou en descendant ses pentes S suspendues au-dessus de petites barres rocheuses franchissables par des petits couloirs (il est préférable d’avoir repérer ce passage depuis le bord S de la Combe du Riou vers 2970 m). Après belles envolées sur le Névé Pélissier en restant plutôt rive gauche voire dans le ravin des Planes.
De la vire 2100 m
Encore deux choix possibles.
- Pour les chamois : rester rive droite du torrent qui descend du ravin des Planes et vers 2052 m prendre la sente des Vires d’Ailefroide (la sente franchit les Travers du Pelvoux par une large vire diagonale N-S entrecoupée de passages rocheux)
- Pour les skieurs : prendre direction N pour rejoindre par une petite remontée la banquette visible la plus haute (banquette avec quelques mélèzes). Du point haut de cette banquette, se laisser glisser en tirant plein N (passage exposé puisque dominant les “Travers du Pelvoux”) pour rejoindre ainsi le couloir assez raide qui descend du ravin de la Neyre. Ce couloir arrive directement au névé des Militaires et donc au Pont des Bans !! Du pont, choix multiple : à ski par la route enneigée, à ski dans le torrent de Saint-Pierre, en footing par la route sèche, en auto-stop ou prévoir de parquer une voiture à cet endroit.

Le texte et les images de cette page sont disponibles
sous la license Creative Commons CC-by-sa.

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