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Approche # 1h30 depuis les Oulettes, 30min depuis Bayssellance
Du refuge des Oulettes ou de Bayssellance, rejoindre la Hourquette d’Ossoue par un sentier balisé puis traverser à flanc jusqu’à la base de la paroi. En début de saison et quand il y a beaucoup de neige, possibilité de monter directement depuis les Oulettes au pied de l’éperon.
Voie # 4h30
Attaquer classiquement une quinzaine de mètres à droite du point le plus bas de l’éperon par une rampe (ophite noire olive parfois humide) qui s’élève de droite à gauche (II/III suivant la hauteur du névé, 3 pitons dont récents). Laisser une vire à gauche et continuer en ascendance à gauche jusqu’à buter sous un dièdre (relais sur 2 spits/50 m à 65 m suivant le niveau du névé de départ).
Variantes d’attaque
- Erreur commune : attaquer l’éperon à gauche de son point le plus bas par un vague petit dièdre attirant en roche blanche très adhérente et compacte (III+ puis V-/peu protégeable) et rejoindre une trentaine de mètres plus haut la fin de la rampe classique.
- L’attaque la plus recommandable se situe une dizaine de mètres à droite du point le plus bas de l’éperon dans un petit dièdre fissuré (IV-/protégeable sur friends moyens+) en roche blanche très adhérente et compacte. On rejoint une quinzaine de mètres plus haut la rampe classique en ophite noir olive.
Franchir le petit dièdre fissuré très ouvert qui domine par la gauche (IV+/vieilles cordelettes) pour se rétablir sur un balcon incliné.
Classiquement, revenir à gauche vers un filon d’ophite (III, 2 pitons). Remonter ce filon sur deux longueurs (III+, pas de IV/2 pitons par longueur/relais à équiper). Quitter le filon pour traverser à droite sur des petites vires (III). S’élever directement pour atteindre une fissure-cheminée qui coupe en diagonale l’axe de l’éperon. Continuer tout droit (III) pour atteindre une petite brèche située derrière un premier gendarme (relais à compléter, 2 vieux pitons peu enfoncés).
Variantes
- À la fin du filon d’ophite, possibilité de continuer droit dans les dalles schisteuse (quelques pitons, 1 spit, 70 m) et d’atteindre ainsi directement la brèche.
- variante directe : remonter le balcon incliné, et rejoindre légèrement sur la droite un dièdre ouvert fissuré et raide d’ophite sombre. Le remonter sur dix mètres (IV+/blocs à tester avant de tracter dessus) puis passer naturellement à gauche (1 pas de V-/2 vieux pitons) pour relayer quelques mètres plus haut (2 pitons/45 m). Passer au-dessus du relais (au choix) puis en ascendance gauche, gagner un filon d’ophite sombre que l’on suit jusqu’au bout environ 15 m (II+). De là, partir en ascendance droite sur de la dalle grise avec écailles parfois fragiles et peu de protections possibles (III+/1 spit + 1 piton) ; l’objectif étant de rejoindre le fil du large éperon. L’éperon atteint, le poursuivre jusqu’à ce qu’il commence à se coucher ; relais au-dessus d’étroites marches, caché côté droit dans une petite fissure verticale (2 pitons/60 m). Remonter plus facilement (III, 2 pitons + 1 spit) les dalles menant à une petite brèche située derrière un premier gendarme (relais à compléter, 2 vieux pitons peu enfoncés).
Gravir le court mur qui domine la brèche et basculer à droite du fil de l’éperon (bonnes prises, 2 pitons + 1 spit). Emprunter une vire puis une cheminée dans du rocher ocre caractéristique (III+, bonnes prises, 1 spit + 1 piton + 1 vieux coin de bois, peu protégeable par ailleurs). Relayer dans la cheminée (inconfortable) sur son bord droit sur un large bec mais peu prononcé (50 m/relais à équiper sur sangle). Poursuivre l’arête qui s’aplatit et devient plus facile (II+) ; relayer sur un gendarme courbé au niveau d’une terrasse (40 m/relais à équiper sur sangle). Contourner ce gendarme par la gauche et descendre/enjamber la brèche qui lui fait suite. L’arête facile (II+) se poursuit sur deux longueurs (relais sur un premier béquet marron puis en sortie sur un grand bec). Si on est à l’aise dans ce genre de difficulté, on peut gagner du temps en progressant désencordé. On arrive ainsi à la partie supérieure de la face que l’on peut remonter intégralement sur deux longueurs ½ par un couloir encaissé facile (II/roche grise/blanche puis ophite sombre compacte) très encombré de blocs et pierres en tout genre. En début de saison, le piolet peut être nécessaire pour remonter le couloir enneigé. Lorsque le terrain est trop délité, on peut aussi passer par l’éperon en roche blanche abrasive et coupante de sa rive droite (II/III). On débouche quelques mètres près du sommet.
Descente # 1h15 pour les Oulettes, 30min pour Bayssellance.
Rejoindre la Hourquette d’Ossoue par les éboulis du versant E puis l’itinéraire d’approche.

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