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Approche #(temps de parcours indicatif : 40min à 1h)
Depuis le refuge de Pierredar, passer à côté des anciens WC, puis monter le cône d’éboulis (sente assez visible, montjoies = cairns) jusqu’au pied de la mini-falaise en bas du lapiaz inférieur du glacier de Prapio (point rouge - itinéraire commun avec l’ancienne via ferrata). Le sentier, de flanc, conduit ensuite à une traversée ascendante dans du terrain pourri, environ 35 degrés et un peu expo : là on aperçoit, au bas du passage, une sente horizontale en balcon; il ne faut PAS la suivre car elle se termine en cul-de-sac et fait courir des risques inutiles; le balisage est au milieu du passage, mais vu la mauvaise qualité du terrain, on se trouve souvent mieux en montant droit en haut à droite (pierrier de cailloux blancs) puis en traversant horizontalement en amont. On aboutit alors à une 2e mini-falaise du lapiaz du glacier de Prapioz, que l’on franchit avec l’aide d’un câble qui se poursuit un moment sur le lapiaz (il s’agit d’une main-courante, pas d’un câble de via ferrata, donc inutile de déjà sortir la longe). Après le câble, on trouve une autre zone de lapiaz, avec peu voire pas de marquage, et l’on monte droit dans la pente, en se repérant comme on peut aux traces de passage de semelles sur les rochers, ou sur le tassement des petits cailloux : gros risque de s’égarer en cas de mauvaise visibilité, qui plus est dans un terrain assez piégeux. On aboutit alors au point de bifurcation : à droite l’itinéraire via le glacier de Prapio conduisant au Col du Dôme (équipement de glacier nécessaire), et à gauche, la via ferrata (grande montjoie, poteau indicateur, grandes marques de peinture sur le rocher). On continue de flanc, avec quelques vallonnements, toujours dans de la fine caillasse parfois recouvrant de gros blocs, et quelques passages sur grandes dalles peu pentues mais souvent glissantes à cause des graviers et de l’humidité. Et on aboutit à la rive gauche du torrent, et à un dernier mini-reste de langue du glacier de Prapio. C’est l’endroit le plus pratique pour s’équiper pour la via ferrata. Une fois le torrent franchi on se repère à quelques marques distantes au bas de la falaise (dans ce terrain mouvant aucun balisage n’est possible, et donc par mauvaise visibilité l’orientation peut devenir difficile). Après la remontée, au mieux, d’une dernière pente 30-35 degrés de caillasse pourrie mais non-exposée, on aboutit à deux longues poignées métalliques qui aident au franchissement d’une petite difficulté. Il reste une courte traversée, exposée et non protégée, dans de la caillasse avec une sente peu marquée, et on aboutit au pied de la via ferrata, qui n’est signalée par rien d’autre que le début du câble (pas de grand de panneau ou autre).
Via Ferrata #(temps de parcours indicatif : entre 45min et 1h30)
La voie commence presque tout de suite par un mur très vite vertical et expo, avec prises petites et pas si fréquentes (escalade II-III), presque sans aucun équipement à part la ligne de vie, qui est verticale avec points d’ancrage assez espacés donc chute pas du tout recommandée, cotation clairement K4. En gros ce passage est un peu le juge de paix de la via : toute personne qui le passe, arrivera sans doute en haut. Ensuite les choses se calment avec des sections moins raides et beaucoup plus équipées, puis on sort de cette section de barres rocheuses par un dernier mur presque vertical mais bien plus court et plus équipé que le premier. On découvre alors de près les formations rocheuses caractéristiques dites “Dames Anglaises” - à cause de silhouettes comme en robes longues disent certains, à causent de leur laideur disent d’autres, que chacun choisisse! ;-) Ensuite vient une section de repos en traversée assez tranquille, y compris des passages sur une large vire où le câble est présent mais inutile (randonnée T2), et où l’on profite d’une vue idéale sur le glacier de Prapio et les divers sommets du massif des Diablerets. On poursuit par l’arête d’une longue formation rocheuse blanche (option d’évitement par la gauche dans des schistes un peu raides et pas très agréables, bâtons recommandés). Cette arête est modestement aérienne, pas très raide et en bon rocher, offrant à la fois suffisamment de prises, et plusieurs passages où jouer avec l’adhérence si on le souhaite, escalade niveau III voire un poil plus. C’est sans doute le passage le plus ludique de la via. Enfin on retrouve un autre passage tranquille où le câble n’est pas nécessaire, puis un dernier passage avec un peu d’escalade sur une formation rocheuse, que l’on peut lui aussi contourner, par la gauche, si souhaité. Ne reste qu’à rejoindre le col de Prapio, sur une sente peu marquée, assez expo puisque dominant de hautes falaises, et non protégée, donc rester attentif. Une fois au col, on peut continuer jusqu’au sommet des Diablerets en suivant l’itinéraire classique, soit revenir à Glacier 3000.
Retour
La voie n’est pas prévue pour la descente, sans parler du croisement avec ceux qui montent (même si de nombreuses queues de cochon permettent l’exercice de désescalade, voire des rappels). Il vaut donc sans doute mieux utiliser les remontées mécaniques, ou descendre à pied via la cabane des Diablerets vers le col du Pillon (passages T4 voire T5), ou sinon depuis la cabane via le Martinsberg vers Reusch (sentier plus facile mais plus long, surtout si l’on doit encore revenir au col du Pillon).

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